Malgré les améliorations continuelles apportées à leur site Web et quoiqu’ils l’ignorent souvent, les détaillants en ligne demeurent nombreux à se tirer eux-mêmes dans le pied. Échappant aux méthodes traditionnelles de détection et d’évaluation de la performance des sites, certaines défaillances des sites marchands sont en effet responsables de l’abandon de plusieurs transactions en ligne et partant, de pertes de revenus significatives pour leurs malheureux promoteurs.
[...] Une récente enquête conduite par la Chaire internationale CMA d’étude des processus d’affaires de HEC Montréal pour le compte de l’Office de la protection du consommateur démontre enfin qu’une tendance comparable semble aussi prévaloir au Québec. En effet, une proportion importante des sites d’entreprises québécoises permettant de commander et de payer en ligne ne fournit pas aux cyberconsommateurs les renseignements de base nécessaires pour leur permettre d’effectuer un achat éclairé. Par exemple, plus du tiers de ces sites (38 %) n’affichent pas d’information sur les prix d’expédition, tandis que plus de la moitié (52 %) d’entre eux n’offrent pas d’information relative aux garanties, à l’annulation de la vente et à la politique d’échange.
Les détaillants en ligne, on le voit, ont donc toujours du chemin à faire pour répondre aux besoins et attentes de leurs éventuels clients pour lesquels efficacité et convivialité demeurent toujours primordiales.
Les sites de commerce électronique sont parfois les artisans de leur propre malheur