Archive for May, 2006

26 / 05 / 2006ErgonomiA.ca…cinq ans déjà!

ErgonomiA.ca…cinq ans déjà!

Mon blogue professionnel a 5 ans déjà! Je me sens comme avec les enfants, on a toujours du mal à réaliser comment ils grandissent vite, comment le temps file…(surtout que, pour ceux qui s’en souviennent, ErgonomiA a en fait démarré un an avant en 2000 sur Groksoup, avant qu’ils ne ferment la plateforme et que je sois contrainte de déménager mes pénates virtuelles…)

Je ne vais pas vous faire le coup de la pionnière du blogue spécialisé en ergonomie mais en tout cas, disons que y avait pas mal moins de blogueurs qu’aujourd’hui sur la planète de façon générale et beaucoup de blogues ont vu le jour et sont aussitôt morts peu de temps après…alors je suis assez contente de pouvoir vous dire aujourd’hui que je suis encore là, après cinq ans, que mes stats ne cessent d’augmenter et que depuis qu’il y est, Ergonomia.ca maintient hebdomadairement assez bien sa onzième position en général au Palmarès des blogues québécois.

Honnêtement si on ne l’a jamais fait, on ne s’en rend pas toujours compte quand on lit les billets (ou les posts en bon français), mais tenir un blogue de qualité informationnelle où on fait autre chose que passer son temps à répéter/repointer ce que l’autre blogueur a dit: c’est du temps de veille, de sélection, de réflexion, de rédaction, de réponses aux messages, etc. C’est pourquoi parfois, je préfère laisser passer des longs silences que de “poster” n’importe quoi juste pour faire du bruit, parce que dans le fond, j’ai tout simplement pas le temps…

En passant je n’ai pas l’habitude de répondre aux commentaires anonymes que l’on me laisse s’il n’y a pas de question particulière qui est formulée. Lorsque par exemple l’on m’encourage en me disant “merci pour le document”, “c’est bon”, “ta référence m’a aidé”, “intéressant”, “bonne présentation à Paris”, “j’étais là”, etc., mais croyez-moi, ces grosses tapes virtuelles dans le dos valent de l’or, alors hésitez-jamais à vous laisser aller ! 😉

Bref, vous l’aurez compris, c’est bien du boulot mais j’ai du fun à partager mes trouvailles et je vais pas lâcher! 🙂 À moins que mon chum menace de me lâcher avant parce qu’il trouve que cela me fait me coucher trop tard le soir!?…mais j’en doute fort, car en passant, c’est lui qui est derrière tout le contenant et toute sa mécanique, pour que justement, je puisse me concentrer sur le contenu! [x’cusez-moi, vous permettez tous une apparté d’une seconde: Merci chéri!!!]

D’ailleurs, en parlant de contenant, je pensais améliorer un petit truc qui me fatigue depuis longtemps sur ErgonomiA. L’accès à mes messages archivés se fait par date jusqu’à présent. La recherche a été ajoutée l’an dernier, mais ce n’est pas suffisant à mon goût. La plateforme de Blogger ne permet pas facilement d’avoir des catégories. Il faut aller tout “retaggé” pour cela. Avant de se taper ce gros boulot, je me disais que j’aimerais bien savoir ce que mes lecteurs auraient à me suggérer comme style de regroupements de contenu? (De la part d’une ergonome des interfaces, avouez que c’est quand même pas mal comme question…;-)

Je vous le dis tout de suite, je ne suis pas en faveur de catégories verticales qui creusent très pointu ou de celles que l’on retrouve partout et qui en général, reprennent les mots-clés de l’utilisabilité. À moins d’être une encyclopédie, je trouve que cela fait souvent beaucoup d’impasses de sites à moitié vides en bout de ligne, car on n’a pas vraiment le temps de les garder à jour. Et la bibliothèque de SigChi fait très bien ça…même si l’interface est un peu beaucoup rebutante…

Moi j’aime les catégories transversales, elles correspondent à ma démarche profondément interdisciplinaire. Ce qui m’intéresse le plus en ergonomie cognitive, c’est de faire ressortir les liens et transferts de connaissance entre théorie & pratique par exemple (une catégorie PRAXIS?), de regrouper tous les schémas conceptuels intégrateurs car une image vaut mille mots souvent (une catégorie GRAPHOMANIE?),…bref, c’est pas les idées qui me manquent mais vous qui me lisez, qui revenez peut-être parfois sur ErgonomiA pour chercher un truc que vous aviez vu passer sans vous souvenir exactement quand, qui, quoi…qu’en pensez-vous?

Qu’est-ce qui vous serait utile pour mieux retrouver l’information?

17 / 05 / 2006Computing Art or Science?

Quelle discipline ne s’est jamais fait adresser cette question de fond? Stephen Brown l’a exploré à fond dans son merveilleux article “Art or Science: 50 Years of Marketing Debate” (The Marketing Review, Volume 2, Number 1, Spring 2001, pp. 89-119(31)). À lire absolument, ne serait-ce que pour l’humour vif (“witty sense of humour”) et la qualité de la langue anglaise, car c’est écrit avec une plume d’une finesse de rare qualité. Voici le résumé de cet article pour vous mettre l’eau à la bouche, mais surtout vous offrir une introduction au propos principal de mon billet:

“Fifty years after Converse’s (1945) classic statement on the “art or science of marketing”, the debate has come full circle. The holy grail of Science has not been attained and its pursuit has not only served to alienate practitioners from academics, but it has also done enormous damage to our discipline. This paper traces the development of the great debate, discusses the damaging postmodern critique of western Science and concludes that, as an Art, marketing should be judged by appropriately aesthetic criteria.”

Si on peut se dire que le marketing est une discipline qui peut bien se prêter au débat, peut-on en dire autant de l’informatique? N’est-ce pas une science par excellence, en dehors de tout débat sur cet état de fait?

Eh bien détrompez-vous! Tout est questionable dans la vie, et c’est ainsi que les choses évoluent et que la créativité prend tout son sens et toute sa valeur…tenez-vous le pour dit! Du moins par moi! 😉

En effet, les très prestigieuses presses du MIT viennent de publier un livre au titre plus que surprenant et définitivement attirant: “Aesthetic Computing”, ouvrage collectif dirigé par Paul A. Fishwick (avril 2006). Voici le résumé du livre pour vous situer, sans oublier d’attirer votre attention sur la mention de l’utilisabilité placé en gras à la toute fin :

“In Aesthetic Computing, key scholars and practitioners from art, design, computer science, and mathematics lay the foundations for a discipline that applies the theory and practice of art to computing. Aesthetic computing explores the way art and aesthetics can play a role in different areas of computer science. One of its goals is to modify computer science by the application of the wide range of definitions and categories normally associated with making art. For example, structures in computing might be represented using the style of Gaudi or the Bauhaus school. This goes beyond the usual definition of aesthetics in computing, which most often refers to the formal, abstract qualities of such structures–a beautiful proof, or an elegant diagram. The contributors to this book discuss the broader spectrum of aesthetics–from abstract qualities of symmetry and form to ideas of creative expression and pleasure–in the context of computer science. The assumption behind aesthetic computing is that the field of computing will be enriched if it embraces all of aesthetics. Human-computer interaction will benefit–“usability,” for example, could refer to improving a user’s emotional state–and new models of learning will emerge.”

Il est intéressant de souligner que les auteurs établissent/affirment clairement le lien entre l’utilisabilité et le fait d’améliorer l’état émotionnel d’un usager!!! Pour ceux qui me suivent dans mes recherches sur l’évolution du paradigme de l’ergonomie cognitive qui passe d’une perspective de conception d’interfaces à celle d’une conception d’expérience…vous pouvez comprendre mon intérêt et ma joie d’accueillir ce nouveau livre dans ma bibliothèque!!

N’oubliez pas de jeter un coup d’oeil sur la table des matières de cet ouvrage, et remarquez le chapitre 21 intitulé “Exploring Attributes of Skins as Potential Antecedents of Emotion in HCI” (de Noam Tractinsky and Dror Zmiri)…avec un tel dernier chapitre, ce livre nous ouvre un avenir pour la discipline de l’ergonomie cognitive qui ne va plus cesser de m’exciter…au delà de la thèse de doctorat!!!

Youhou!!!!!!! 🙂 :-)) :-)))

11 / 05 / 2006Managing the Customer Experience

by Intrabrand (2001) and found on the AMA (American Marketing Association)

N.B.: L’accès au contenu intégral de cet article est gratuit mais vous devez avoir/créer un compte sur AMA.

Je viens de tomber sur cet article de 2001 et même si je ne crois pas aux recettes magiques, je trouve sincèrement qu’il vaut encore son pesant d’or de par son orientation pratique, sa dimension très facilement applicable…

En effet, il est proposé un plan d’action en 7 étapes pour créer des guidelines pour définir l’expérience usager. Voici la liste des 7 étapes.

Creating User Experience Guidelines
Generally, there are seven steps to develop the user experience guidelines.

  • Identify the target audiences
  • Understand the target audiences
  • Determine the type of response desired from the audience
  • Align the audience’s needs with the organization’s goals
  • Define the parameters of the experience that will create the desired effect in the target audience
  • Begin to build the experience
  • Test the experience

Si cela pique votre curiosité et que vous souhaitez en savoir plus, vous pouvez lire le détail de chaque étape dans l’article complet

9 / 05 / 2006Intellectual Development of HCI

Dans la série des schémas intégrateurs qui tentent de dresser un portrait de la discipline du HCI, en voici un nouveau que je trouve pas mal intéressant de (Zhang et Li, 2005). (Veuillez cliquer sur le schéma pour agrandir l’image).

Overview HCI

Comme vous pouvez constater, le facteur premier est le facteur “humain”(HUMAN) et dans les dimensions pertinentes qui s’y rattachent (i.e. étudiées et à étudier), on trouve “Emotion & Motivation”. Rien que pour cela, c’est un excellent schéma! (Ceci est une “inside” comme on dit au Québec, pour ceux qui me suivent depuis longtemps dans mes intérêts de recherche…voir dans mes communications la présentation sur Les interfaces ont-elles des émotions?)

Ce schéma est en fait extrait d’un article académique de Zhang et Li (2005) fort intéressant qui trace l’évolution intellectuelle de la (sous-?)discipline du HCI Ã travers la littérature scientifique du champ des MIS (Management Information Systems). Je peux vous dire en partant que c’est une entreprise complexe – et de ce fait rare! – que de se lancer dans la généalogie disciplinaire…surtout pour un champ aussi multi/inter-diciplinaire que celui des HCI!!! Les auteurs s’attaquent néanmoins à la définition des limites de cette discipline (ou sous-discipline selon l’angle selon lequel on se place), évaluent ses dimensions intellectuelles comme notamment les sujets/questions de recherche courant-e-s, méthodologies classiques (empiriques/non-empiriques, etc.), et enfin, les relations d’apport et d’emprunt avec les autres disciplines.

Zhang et Li déterminent deux grandes catégories de questions de recherche: IT DEVELOPMENT et IT USE AND IMPACT, ce qui reflète très bien la nature bicéphale du HCI…sa nature “humachine” comme l’avait si intelligemment appelé Mark Poster dans son livre « What�s the matter with the Internet ? » (2001). De ce fait, on comprend mieux la nature intrinsèquement interdisciplinaire des HCI et j’ai d’ailleurs été frappée de constater que le champ du HCI recoupe pas moins de 13 “most contributing disciplines” dans la littérature (i.e. sur les Academic Journals les plus importants dans le domaine du MIS)!

Voici la liste de ces disciplines et je vous laisse là-dessus juste pour le fun de vous laisser méditer sur cette réalité! 😉

CrossDisciplines_HCI

P.S.: J’aimerais remercier ici ma collègue Camille Grange, de la M.Sc. en technologies d’information des HEC, de m’avoir fait découvrir cet excellent article!

Source des schémas de ce billet: The Intellectual Development of Human-Computer Interaction Research: A Critical Assessment of the MIS Literature (1990-2002). By: Ping Zhang; Na (Lina) Li. Journal of the Association for Information Systems, Nov2005, Vol. 6 Issue 11, p227-291, 65p; (AN 19222862)

5 / 05 / 2006Privacy Usability

…ou le prochain défi de l’ergonomie du Web

J’ai assisté aujourd’hui à l’Atelier sur la vie privée en commerce électronique organisé conjointement par les HEC et le département d’informatique opérationnelle de l’Université de Montréal.

Nous avons eu notamment la chance d’écouter des conférenciers de renom tels que David Chaum, inventeur du eCash et précurseur en matière de cryptographie, ainsi que Brian O’Higgins, CTO de Third Brigade, une des top compagnies en systèmes de IPS (Inrusion Prevention Systems)…canadienne de surcroît!

A priori, on peut se demander quel rapport je peux faire entre l’ergonomie et ces conférences…et pourtant! Le lien m’a frappé aujourd’hui en écoutant David Chaum mous présenter sa pyramide de Maslow version TI…que je me suis empressée de vous reproduire de mon mieux ci-dessous à partir de mes notes.


Dans cette pyramide, il fait une analogie “grossière” entre les besoins de l’humain et ceux des systèmes informatiques. Cela nous donne les correspondances suivantes :

-les besoins physiologiques de l’humain correspondent à tout ce qui relève du processing informatique (storage, interfaces, code crunching,…)
-les besoins de sécurité et de protection se transposent en uptime security, robustness, no hacking, etc.
-les besoins sociaux se traduisent en termes d’interaction (communication, exploration, ecommerce, etc.)
-les besoins d’estime de soi trouvent écho dans la notion de Private Identity (virtual identity, credentials and role protection,…)
-et enfin, la réalisation de soi trouve son ultime concrétisation dans le rêve fou mais éternel de l’AI (Artificial Intelligence)

Ce qu’il est intéressant de comprendre dans cette analogie, est qu’elle permet de prendre conscience que les deux premiers besoins de cette hiérarchie sont des stades atteints sur le Web en ce qui a trait à ce qui s’y rattache en termes d’ergonomie (guidelines, recommandations, etc.). Le troisième besoin est celui qui correspond à l’étape à laquelle nous nous situons actuellement, cela correspond à toute la dimension sociale des interfaces, du concept d’expérience (notion qui tire les interfaces au delà du cognitif vers le socio-affectif) à celui de ecommerce en passant par la collaboration (pour résumer cela en prenant ici de très gros raccourcis! Xcusez-la! ;-)…mais une chose est sûre, c’est que le prochain défi de l’ergonomie, celui que nous vivrons dans quelques années Web dès qu’on aura réglé toute la question de l’Identity 2.0 dont parle Dick Hardt avec tant de brio et de speed…c’est celui de l’utilisabilité de tout ce qui tourne autour de la sécurité des informations privées, ce que j’ai intitulé la “Privacy Usability“…et quel beau défi qui nous attend là!!!! Je ne suis pas la première à y penser ceci-dit à en juger par un petit googling sur ce buzzword

4 / 05 / 2006Vers une définition intrinsèquement multidisciplinaire des HCI

Voici un schéma fort intéressant qui tente de modéliser les interactions entre les disciplines qui se rencontrent aux confluents de la communication humain-ordinateur ou personne-système. (N.B.: Veuillez excuser la lisibilité de l’image, je n’avais pas le temps de la retravailler…)

(c) 2005 Avi Parush

Ce schéma de Avi Parush, est extrait de son article “In search of theories in HCI“, publié dans Hot Topics (Hot Topics Newsletter, May 2005 from the Human Oriented Technology Lab at Carleton University, ON, Canada)

Il est intéressant de constater que le marketing n’a pas été intégré à ce schéma alors que de plus en plus en entend parler d’ergo-marketing à travers les branches de la recherche…où on étend la notion d’utilisabilité aux différents produits de consommation courante (comme un pot de crème pour le visage par exemple), ce qui est à mi-chemin entre le design industriel, le packagin commercial et l’ergonomie cognitive…pour permettre de faire vivre une “expérience” aux consommateurs…

Dans tous les cas, il ressort clairement de ce schéma toute la dimension appliquée du champ des HCI, rare domaine comme le marketing également, où la pratique ne peut se divorcer de la théorie et donc de la recherche…ce sont des vases communiquants.

Et comme l’indique Avi Parush en introduction de son article:

Nothing is more practical than a good theory“. (K. Lewin, 1951)

Bon weekend à tous!

3 / 05 / 2006Culturability : The Merging of Culture and Usability

Dans la vague des néologismes avec le suffixe “ility” comme usability, findability, etc. ou son équivalent “ilité” en français, en voici un autre, qui ne vient pas de sortir, loin de là, mais qui vaut la peine que l’on s’y (ré-)attarde : Culturability.

La notion de “Culturabilité” est un croisement entre les concepts de culture et d’utilisabilité. Dans le complexe local/global incontournable que vivent la plupart des sites Web aujourd’hui, il s’agit de recherches très pertinentes et fort sérieuses qui se poursuivent au très célèbre Graphics, Visualization & Usability Center du Georgia Institute of Technology d’Atlanta, en Georgie.

L’article fondateur (seminal article) de ce champ de recherche a été écrit par Wendy Barber et Albert Badre en 1998, et a lancé tout un courant de recherche spécialisé qui est plus que jamais très d’actualité. Cet article est théorique mais avec une dimension appliqué intéressante dans la mesure où il décrit une méthode d’évaluation de la culturabilité en 3 étapes : The Culturability Inspection Method.

Voici l’intégrale du résumé de cet article pour vous mettre l’eau à la bouche :

“The electronic environment of the World Wide Web evolves daily, increasing the likelihood of international participants and transactions. With this in mind, the current focus of our research seeks to address three interrelated questions: 1.) Are there design elements which can be identified as culturally specific? 2.) Are there design elements which can be identified as genre specific? 3.) What, if any, relationship exists between culture and genre as reflected in WEB design? As a consequence of existing international WWW users and in anticipation of potential users, usability takes on an immediate and relevant cultural context. To identify localization elements and generalize them to “cultural markers” that are specific to a given culture, and/or, perhaps influenced by genre, we are performing a systematic usability inspection of several hundred Web sites originating in different countries and languages. Cultural markers are those elements that are most prevalent, and possibly preferred within a particular cultural group. Ultimately, we argue, cultural markers can directly impact user performance, hence the merging of culture and usability.”

Télécharger l’article pour le lire dans son intégralité.

Bonne lecture!

220-802 050-SEPROAUTH-02 M70-101 70-458 70-462 100-101 640-554 700-505 70-457 70-460 C2150-197 EX0-001 070-243 70-466 C_THR12_66 C4040-225 1Z0-061 70-331 EX300 1Z0-060 MB2-701 70-467 EX200 M70-301 70-489 C2180-278 MB7-702 MB2-702 70-487 70-243 70-414 70-466 200-120 MB2-703 070-462 70-462 70-461 9L0-012 C_BODI_20 PRINCE2 1Z0-851 70-432 1Y0-253 070-496 100-101 648-244 070-668 C4040-252 650-752 70-642 HP0-Y50 E20-385 500-285 70-410 70-461 70-462 70-483 EX300 070-461 MB2-702 MB7-702 220-802 400-101 646-206 700-501 70-480 C4040-108 MB2-701 70-412 70-466 200-120 C4040-225 1Z0-061 70-347 C4090-452 MB2-703 400-101 70-410 70-417 70-463 70-488 70-462 C2090-303 C2090-614 70-461 70-486 70-411 400-101 646-206 300-206 70-243 74-325 C2020-622 Windows 7 key Windows 8 key Office 2013 microsoft office 2010 cheap Windows 7 key Office 2007 key Office 2010 key Office 2008 key Windows 7 Windows 8 Office 2013 microsoft office 2010 cheap Windows 7 key microsoft Office 2007 key microsoft Office 2010 key windows 7 key windows 8 key Office 2013 key windows 81 key microsoft 2010 key office 2010 office 2007 key buy windows 7 key cheap windows 7 key dowload office 2010 key cheap windows xp key cheap windows 2008 buy microsoft 7 key windows 2011 key windows 2011 adobe photoshop key rolex replica watch swiss replica watches replica watches for men replica watches Rolex replica watches rolex swiss replica watch top rolex replica swiss rolex replica watches cheap replica omega rolex replica watches latest replica omega watches replica omega watches 70-432 1Y0-253 070-496 100-101 648-244 070-668 C4040-252 650-752 70-642 HP0-Y50 E20-385 500-285 70-410 70-461 220-801 220-802 N10-005 SY0-301 000-221 00-780 N0-101 1z0-051 C4090-450 C4120-783 EX200 MB2-700 MB3-700 MB6-869 OG0-093 VCP-510 VCP550 70-486 70-418 400-101 70-410 050-SEPROAUTH-02 200-120 MB2-703 070-462 1Z0-554 1Z0-567 200-001 250-310 250-371 640-878 70-461 70-462 200-120 70-488 MB2-703 70-410 70-461 70-480 70-532 200-120 MB2-703 070-462 70-462 70-461 070-410 JN0-102 70-411 C_TADM51_731 C4090-958 70-483 EX300 070-461 MB2-702 MB7-702 220-802 MB2-703 70-411 MB5-705 C_TADM51_731 70-346 70-486 70-347 70-480 70-483 70-412 70-463 MB2-700 70-417 C_TAW12_731 400-101 MB2-702 70-487 400-101 646-206 700-501 70-480 C4040-108 MB2-701 070-411 100-101 640-554 700-505 70-457 70-460 C2150-197 EX0-001 070-243 70-466 700-501 050-SEPROAUTH-02 M70-101 70-458 CCD-410 70-341 70-464 70-680 74-335 350-018 C_TFIN52_66 70-243 VCP-550 70-414 70-466 100-101 JN0-102 VCP550 640-554 70-331 EX300 1Z0-060 MB2-701 70-467 EX200 350-001 700-505 640-911 M70-301 70-489 400-101 70-410 050-SEPROAUTH-02 200-120 MB2-703 070-462 70-462 70-461 070-410 JN0-102 70-411 CCD-410 70-341 70-464 70-680 74-335 M70-201 117-101 810-420 C2180-276 C4040-221 1Z0-599 350-029 820-421 C_THR12_66 117-102 70-342 MB5-705 C_TADM51_731 70-346 70-486 70-347 70-480 70-483 70-412 70-463 MB2-700 70-417 70-480 C4040-108 MB2-701 070-411 100-101 640-554 700-505 70-457 70-460 C2150-197 EX0-001 070-243 70-466 C_THR12_66 C4040-225 1Z0-061 70-347 C4090-452 VCP-550 070-177