Archive for May, 2008

28 / 05 / 2008Web 2.0 : êtes-vous “free” pour le lunch?

Mon titre est un jeu de mot sur un article trouvé aujourd’hui sur le blogue de Fabrizio Tinti: Pintiniblog, et dont le titre est:

No free lunch sur le Web 2.0 ! Ce que cache la gratuité apparente des réseaux sociaux numériques (pdf)

Cet article du professeur d’économie Xavier Wauthy de l’Université Catholique de Louvain, in Regards Economiques, mai 2008, n° 59, UCL.

Voici un aperçu synthèse de cet article avec des extraits clés qui m’ont semblé essentiels à sa compréhension et que j’ai sélectionnés pour vous.

Xavier Wauthy introduit son article par ces propos:

“Comment réconcilier l’existence de ces sites, dont l’utilisation est très largement gratuite avec l’échelle mondiale sur laquelle ils se déploient, échelle qui engage bien évidemment des moyens financiers considérables ? Dans ce numéro de Regards Economiques, nous nous proposons de mettre en perspective les principaux enjeux économiques que soulève le monde du Web 2.0. Les mécanismes sur lesquels il s’appuie nous apparaîtront finalement très classiques.”

1. Numérisation et remise en cause du modèle d’affaire dans l’industrie des contenus

“Dans ce numéro de Regards Economiques, nous nous proposons de mettre en perspective les principaux enjeux économiques que soulève le monde du Web 2.0. Les mécanismes sur lesquels il s’appuie nous apparaîtront finalement très classiques. Le développement du Web 2.0 s’inscrit en effet dans la stricte continuité de l’évolution initiée par la numérisation de contenus dont la consommation tend à se dématérialiser.”

“Le plaisir éprouvé à la lecture d’un roman passe généralement par l’achat du livre. En particulier parce que sa reproduction est contrôlée par le droit d’auteur. Le modèle économique sous-jacent est simple : on contrôle la consommation du contenu et on parvient à la faire payer par chaque consommateur (ou presque) grâce au contrôle exercé sur la diffusion du contenant. Le droit d’auteur est essentiel au processus dans la mesure où il augmente, par voie légale, l’efficacité du contrôle et limite la diffusion non payante. L’avènement de l’ère numérique remet ce modèle d’affaire en cause parce qu’il rompt l’équilibre que le droit d’auteur permettait d’établir entre une diffusion légale large et une reproduction illégale restreinte. Et ce pour deux raisons.”

“Une particularité des sites communautaires est [...] qu’ils incitent à une diffusion initiée de façon décentralisée par les utilisateurs eux-mêmes (lorsqu’ils “uploadent” des contenus), tout en centralisant l’accès à ces contenus via le point d’entrée unique que constitue leur portail. Ce faisant, ils remettent au goût du jour le modèle économique d’un financement de la diffusion de contenus par la publicité.”

2. Le Web 2.0 : une logique de marchés multifaces particulière

“Le modèle d’affaire publicitaire a été revisité par la théorie économique récente dans le cadre des modèles de marchés à multiples versants (ou multifaces). L’intuition qui sous-tend le fonctionnement économique d’un marché multiface est très simple à saisir en considérant l’exemple des cartes de crédits : un réseau de cartes de crédits tels que Visa ou American Express est constitué de deux versants. D’un côté les commerçants, disposés à accepter les cartes comme moyen de paiement et de l’autre coté les particuliers désireux de régler leurs achats avec le morceau de plastique en question. L’intérêt pour un consommateur de détenir un carte de crédit dépend directement du nombre de magasins qui sont affiliés au réseau. Réciproquement, l’intérêt pour le commerçant de s’affilier à un réseau de cartes de crédit est directement dépendant du nombre de consommateurs qui y sont affiliés. La valeur du produit pour une catégorie d’agents est positivement corrélée au nombre d’agents présents de l’autre côté du marché. Nous observons donc la présence d’externalités de réseau croisées : “externalités de réseau” au sens où la valeur du produit dépend du nombre d’utilisateurs et “croisées” parce que les utilisateurs en question appartiennent à des catégories différentes.”

“Une des conséquences immédiates de la logique d’un marché multiface est la pratique de systèmes de tarification totalement déconnectés des coûts de production. En particulier, il est non seulement concevable, mais même naturel, de sponsoriser (c’est-à-dire de tarifer sous le coût marginal) l’usage de certains utilisateurs pour peu que leur présence massive augmente la valeur attachée au produit par d’autres catégories d’agents économiques.”

“Le propre des sites sociaux est d’être basés sur une description assez fine des profils des utilisateurs. Sur ces sites en effet, les interactions à réaliser sont d’autant plus valorisées par les agents qu’elles sont organisées autour de leurs centres d’intérêt. Du point de vue des utilisateurs, la performance d’une plateforme du Web 2.0 se mesure donc au nombre de “contacts” qu’elle rend possible mais aussi et surtout, à la qualité de ces contacts, que l’on pourrait résumer à la finesse de l’appariement réalisé. Tout est mis en place pour que les utilisateurs de plateformes révèlent spontanément, et correctement, leurs centres d’intérêt, puisque c’est de cela que la qualité des interactions qu’ils pourront réaliser dépend directement. Tout se passe comme si les externalités croisées de réseau, classiquement basées sur la taille de l’audience d’un côté et la quantité de contenus de l’autre, étaient couplées à des externalités de réseaux basées sur le type des participants, les caractéristiques des contenus. La vertu principale des sites sociaux est donc de réaliser un “appariement” à la fois fin et à grande échelle sur base d’un vaste ensemble de critères.”


3a. Questions de régulation – Web 2.0 et propriété intellectuelle

“Les réseaux sociaux se nourrissent de contenus (dont ils tendent presque à devenir les contenants) fournis par les utilisateurs eux-mêmes. Comme nous l’avons déjà souligné, ce sont bien ces contenus qui permettent de constituer le fonds de commerce des opérateurs. Or, très souvent, ces contenus sont protégés par le droit d’auteur et leur diffusion via les sites sociaux est la plupart du temps illicite, au sens où elle est réalisée sans l’accord des ayants droit.”

“Les développements récemment observés suggèrent qu’une autre direction pourrait être prise, par les acteurs privés eux mêmes. Ainsi en va-t-il des tractations en cours entre MySpace, FaceBook et les Majors de l’industrie musicale : l’objectif poursuivi est de développer, via les sites du Web 2.0, une offre légale d’écoute à la demande et/ou de téléchargement gratuit, financée par la publicité. La meilleure politique ne consisterait-elle pas justement à favoriser la mise en place de ces solutions privées, négociées. Le droit de propriété intellectuelle, tel qu’il existe aujourd’hui, semble doter les ayants droit d’un levier suffisamment puissant pour assurer une transition vers les nouveaux modes de consommation des réseaux sociaux.”

3b. Questions de régulation – Plate-forme multiface et concurrence

“Le véritable enjeu est cependant ailleurs : quel est en fait le marché dont nous assistons aujourd’hui à l’émergence sur les réseaux du Web ? Un scénario avancé est celui d’une convergence numérique totale des biens d’information centrée sur le réseau Internet. Dans cette hypothèse, l’essentiel de l’information consommée, des communications échangées transitera par le Web. Les mouvements de concentration récents, tels que le rachat de YouTube par Google, les offres d’achat de Facebook par Microsoft, ou encore les tractations entre Myspace, Yahoo et Microsoft peuvent être compris comme la mise en place accélérée d’un contrôle de l’ensemble de l’accès aux contenus d’information par un très petit nombre d’opérateurs globaux.”

En conclusion, Xavier Wauthy écrit:

“Au terme de cet article, il apparaît que les plateformes du Web 2.0 consacrent, très largement, non seulement le vieil adage des économistes selon lequel “rien n’estvraiment gratuit” mais également la sagesse populaire selon laquelle “les meilleures soupes se font dans de vieilles casseroles”. Le financement de la gratuité (apparente) des contenus est on ne peut plus classique : il s’agit du “bon vieux” modèle publicitaire. Tout au plus, les technologies modernes en décuplent-elles potentiellement l’efficacité. Et on l’aura compris, la consommation gratuite des biens proposés par le Web 2.0 a un prix direct : l’information que vous fournissez aux sites auxquels vous vous affiliez. Elle a aussi un prix indirect : les montants publicitaires investis par les annonceurs sont répercutés dans le prix auquel les biens de consommation courante sont vendus. En bout de course, nous payons toujours! La régulation économique du Web 2.0 contribuera à déterminer combien nous payerons, et pour quoi.”

À bon entendeur: salut! ;-)

28 / 05 / 2008Cartographie de l’e-marketing


Vu sur le blog GWIX.Net de Laurent Goffin le 24 mai 2008.

Une cartographie du marketing électronique: 50 sites et blogs pour comprendre et suivre l´actualité de l´emarketing, qui ont été sélectionnés pour cette première version. Cette sélection et ce mapping des blogs et autres ressources rattachés au domaine, a été réalisée par l’équipe des consultants français LeadShare.

La carte est non interactive et très peu lisible à l’écran telle qu’elle a été placée sur le Web, mais j’ose croire que c’est pour amener les gens à vouloir la commander et obtenir ainsi les coordonnées des personnes intéressées…:-)

Donc vous pouvez la commander gratuitement en format poster A1 (60 cm x 84 cm) sur le site de LeadShare.

22 / 05 / 2008Initiative la plus 2.0 du Webcom-Montréal!

Une semaine encore après l’événement, on en parle encore à droite et à gauche dans mon réseau/sur Facebook…mais de quoi? de quoi?

Je vous parle de ce que je considère et déclare l’initiative la plus 2.0 du Webcom-Montréal, qui était déjà, en soi, LA conférence sur le sujet également of course.

Ok. Mais encore? Arrêtez le suspense! C’est vous qui le créez ici par votre attente! Pas moi. Moi je vous parle. Mais de quoi? Ah oui! De l’initiative la plus 2.0 du Webcom-Montréal. Ok folks let’s roll, j’arrête mon délire de co-création de cette conversation. Maintenant place à un récit d’expérience de véritable co-création!

Pourquoi co-création? Remontons à la source. Point de départ. Concrètement, Christian Aubry et Laurent Maisonnave de VidéoPresse ont initié/animé/réalisé/produit/tutti-quanti le broadcast en direct du Webcom-Montréal.

Ce petit “événement” médiatique parallèle à la conférence, a constitué en une série d’entrevues de participants/conférenciers du Webcom commentant celui-ci. Un petit bout de réflexivité parallèle quoi en fin de compte! Les participants à l’événement parlent de leur participation en cours…on peut pas faire plus réflexif.

Et attention, la feuille de route de cette initiative “spontanée” est impressionnante pour une première, même PKP y a fait son petit tour de micro! Et à raison! Je dois vous avouer modestement que pas besoin d’être PDG de Quebecor World et Quebecor Médias pour trouver vraiment excitant d’interagir en direct avec tous les membres logués sur Yahoo Live!

Imaginez un vrai YouTube en direct! On lit et on entend parler partout du UGC comme de la panacée démocratique de la participation, de l’input-de-l’audience vers le media. Mais là, ce qu’a permis VidéoPresse, c’est plus encore, c’est du UGC live des deux bords du média!!!!

Le contenu, le contenant, le feedback, le texte/chat, l’image/la vidéo, le son, l’émotion, l’engagement, tout était là! Tout se co-construisait au fur et à mesure. Quelle e-x-p-é-r-i-e-n-c-e les amis de TOUT côté ou de CHAQUE côté de l’”écran” comme vous voulez! Je sais pas comment vous le raconter encore après une semaine, d’ailleurs j’essaierai pas, allez lire le témoignage de Muriel Ide qui est génial, tout “emballé” comme elle seule sait le faire, ça dit tout! Et je suis tout à fait d’accord Mu! :-)

Ce que je peux vous dire sur cette expérience usager, est que cela vous donnait un sentiment de transparence de l’écran, cela me rappelle le titre de mon livre fétiche de Bodker (1990), “Through the Interface“. Excellent livre de conception d’interface, tant lu et relu pour en extraire le “modèle d’activité médiatisée par le système”, tant nécessaire à l’analyse de mes données de mon mémoire de maîtrise!

Eh bien 18 ans après l’écriture de cet ouvrage “fondation” (i.e.; seminal text), nous y voilà le vivant pour de vrai live! C’est à dire qu’on ne distingue plus qui parle de qui écoute du cours de la conversation, qui est ongoing, ni “qui” au sens d’émetteur/récepteur, est de quel côté de l’écran de la création/production car tout se crée et se transforme en boucle d’itération de rétroaction continue, donc la communication ne peut se faire que médiatisée par le medium lui-même, car chaque actualisation de l’instance de communication est aussi unique que multi-canaux (i.e.; inputs divers via micro, vidéo, et clavier combinés en une instance de communication syncrétique).

From the Medium is the Messagethrough the User is the Contentto the User is the Message!!!

C’est mon adaptation 2.0 de McLuhan!!! Sounds good heinh? ;-))

Bref, pour conclure sur un véritable jeu de mots: on aurait voulu arranger ça avec le gars des vues qu’on n’aurait pas pu! C’est mon clin d’oeil complice à nos cameramen! ;-) Encore une fois: Merci Christian, Merci Laurent, quelle vision vous avez eue! I bet que nos amis Michel Chioini et Claude Malaison vont vouloir réitérer ça officiellement au prochain Webcom, on en parle quasiment plus que du Webcom itself!!! (C’tune j-o-k-e everyone! ;-)

Pis, juste pour le plaisir du souvenir et du petit thrill – clearly not yet gone! – (autre clin d’oeil à tous ceux qui trippent comme moi sur le célèbre titre du non moins célèbre B.B. KING’s The thrill is gone), j’aimerais immortaliser les propos de Laurent qui nous ont vraiment touchés mon ami Carl Charest et moi…dont la complicité du bon vieux temps de notre collaboration sur la refonte ergonomique des sites Ztele et Vrak.tv et chez Chaînes Télévision Astral a littéralement rejailli alors que nous commentions les conférences du Webcom! Ça remonte à 6 ans déjà Carl…que le temps file! Que de souvenirs actualisés subitement live! ;-)))

Laurent Maisonnave - VidéoPresse


That’s all folks!
C-U on Facebook ;-)

22 / 05 / 2008Advergaming à la UBISOFT

À la journée Infopresse Créativité Média, j’ai assisté aujourd’hui à une conférence bien intéressante de Jeffrey Dickstein d’UBISOFT.

Spécialiste reconnu dans l’intégration de publicité dans les jeux vidéos, c’est au travers de cas illustrés que Jeffrey est venu nous expliquer comment utiliser un jeu vidéo pour renforcer/vendre sa marque.

Intro
La présentation commence par nous rappeler à quel point l’industrie du jeu vidéo est un média important: “even bigger than Hollywood!” (mais sans chiffre ou référence!).

Approche 360 degrés
Pour reprendre les termes de Jeffrey, le principe d’une bonne intégration de marque dans les jeux vidéos est de réussir à ce que cela soit fait de façon “organique”. Jeffrey Dicsktein précise qu’il s’agit d’une approche 360 degrés lorsque cela respecte les objectifs marketing aussi bien que les valeurs de la marque comme la non/tolérance à la violence par exemple, et enfin, il faut s’assurer que cela donne également quelque chose au gamer et la gaming community en bout de ligne.

Spectre d’intégration d’une publicité dans un jeu vidéo

Bien qu’un peu simplifié, voici le schéma proposé par Jeffrey lors de sa présentation, afin de montrer la gradation de toutes les formes et niveaux possibles d’intégration d’une publicité )objet/marque) dans un jeu. Cela va de la simple apparition de produit/objet à donner un rôle majeur à celui-ci qui vient aider le joueur et est associé à une symbolique héroïque! On peut facilement imaginer qu’à cet ultime niveau là, l’identification à la marque serait à son plus fort.

Spectre de l'intégration de la publicité dans les jeux vidéos

Recommandations

Je vais reprendre les termes du présentateur ici en anglais pour vous présenter ses recommandations de best practices.

  • Multifaceted new media approach for product launch (combining TV, Print, Radio, Web, Mobile, Grass roots/experiential marketing…and video games).
  • Personalized dynamic advertising campaigns (with geotargeting and/or content-targeting)
  • Use brand-related metrics to measure the influence on users (e.g.; brand familiarity)
  • Work with, respect and rely on your partners

    Sucessful case studies

    -Splinter cell game and Ericsson: where to advance on your Splinter cell game you have to use the Ericsson’s cell phone…
    -Rainbow Six Vegas and Axe with an easter egg leaked into the gamers’ community for them to find…a blooper from the game development material!
    -CSI (Crime Scene Ivestigation) and VISA: combination where an identity theft and a murder case had to be cracked

    Les exemples d’intégration réussie m’ont impressionnée dans la mesure où cela semblait effectivement “naturel” comme intégration, cela ne “dérangeait” pas et la publicité semblait même ajouter au jeu, soit en intrigue, en fun, en plaisir, en émotion,…ce qui doit être difficile à atteindre car les joueurs ne doivent pas être dupes de cette manipulation à tous les coups.

    Bref, lorsque c’est réussi, c’est clairement en terme d’engagement que le bénéfice se fait ressentir, soit dans l’expérience du joueur. Cette conclusion reprend le titre de la présentation de Jeffrey Dickstein: “Jeu vidéo: 100% émotions, 100% engagement”.

    Cela me rappelle d’ailleurs le billet que j’avais écrit à propos de ce que la conception de jeu vidéo nous apporte pour la compréhension de l’expérience en ligne, selon les propos de Nicole Lazzaro de XEO Design.

    Je remercie la Chaire de commerce électronique RBC Groupe Financier de HEC Montréal, de m’avoir permis d.assister à cette conférence.

  • 20 / 05 / 2008Blending Market Research and Usability Methods for Online Marketing Effectiveness

    One of the feature articles of this year’s most recent issue of the User Experience Magazine: 7(2), 2008, by Amy Buckner. Here is the abstract.

    As large-scale consumer-focused companies and interactive web design agencies continue making efforts to close the divide between market research and user experience research, usability professionals must employ new methods for learning about consumers and new ways to blend research techniques across disciplines. This article focuses on a multi-method approach to measure the quality of web initiatives that blends techniques of traditional market researchers and usability professionals.

    I must admit that reading this article was a pure experience of bliss for me, not just because the article is so good (it is good!), but because I felt understood. After 10 years of practice in interface design and evaluation, switching from a Master’s Degree in Human-Computer Interaction to a Ph.D. in Business Administration focusing on electronic marketing was not obvious to everyone at the time…I remember telling colleagues and friends about that move in september 2005, and to get feedback such as “Marketing but what for?” or “A Ph.D. but what for?”.

    The idea here is not to position myself as visionary (for I also had my own moments of doubts roller-coasting with the Ph.D. curriculum), but to enjoy a great sense of relief when observing the now inevitable acknowledgement of the blending of these very two disciplines to better serve the purpose of the user/consumer service experience.

    I must confess that I truly enjoyed teaching the “Online marketing” course at HEC (E-Business Diploma curriculum) this winter for those very same reasons. I felt at the right place to enjoy and optimize where I came from…

    To get back to the article, it tackles the essential question of “How do we effectively measure online marketing quality?“. Based on the DMAIC model (Define, Measure, Analyze, Improve, Control), Amy Buckner presents the following 7-step approach:

    1. Define success and quality metrics (i.e.; Business impact AND Experience metrics!)
    2. Develop a benchmark
    3. Determine drivers of success
    4. Set success and quality targets
    5. Measure quality
    6. Improve prior to launch
    7. Launch and control

    If I oversimplify the blending of the two tradition-based disciplinary approaches or main “turfs” of Marketing and HCI, it comes down mainly to combining two words: QUANTITATIVE and QUALITATIVE measures/data.

    The article goes further than simply stating that matter of fact of course. It offers a very interesting Typical Web site Development Figure showing at the same time and on clear parallel lines:
    1) the traditional phases and tools used in the iterative conception-and-evaluation cycles of the User-Centered Design ISO Norm (ISO 13407), and
    2) the various points of insertion optimizing the use of the DMAIC-like steps I previously listed.

    To allow you to judge the figure’s added value for yourself, here is the article’s Figure 1 from Answerlab. (Apologies for the scan quality).

    Answerlab Development Process

    15 / 05 / 2008Webcom Montréal 2008

    webcomUne série de très bonnes conférences…que je ne pourrai toutes rapportées malheureusement…

    Michelle m’ayant confié que mes billets étaient bons mais complexes à lire, voici donc un compte-rendu de conférence différent, plus “punché”!

    Cette fois, je vous rapporte l’esprit, l’idée générale de la conférence, ou mon impression de celle-ci…suivie de:
    [+] UNE phrase clé forte
    [-] UNE phrase clé faible

    Prêt-e-s pour du Strong-Bullet-Point-Blogging?! 1-2-3 GO! :-)

    L’Entreprise 2.0 : Ses origines, ses défis
    English conference by Andrew McAfee (Harvard Business School)

    Une conversion powerpoint parfaite de son super article “Enterprise 2.0: The Dawn of Emergent Collaboration” (MIT Sloan Management Review, 2006, 47(3)), mais est-ce que cela suffit pour faire une bonne conférence? Je vous avoue que l’article est vraiment bon et du coup, mes attentes étaient élevées…et déçues car il a encore roulé sur son contenu 2006. J’avais eu un peu moins ce feeling avec Chris Andersen, Don Tapscott et James Surowiecki.

    [+] How to leave old and incumbent technologies like email for collaboration? New and more performant technologies adoption challenge means that each new productivity-improving techno must be 10x better to be adopted otherwise they remain niche technologies…

    [-] The 1%-contributors-99%lurkers-rule does not apply to social networks…with no explanation, no fact-based justification, no research reference…nothing except “I am the expert and I tell you”…so from this standpoint it clearly means end of the conversation…?&#/!

    Communautés en ligne, influenceurs et marketing citoyen : Votre marque ne vous appartient plus !
    par Frédéric Cavazza (Consultant independant)

    Il me semble que si on suit Cavazza sur son blog, on sait à quel point son contenu est de qualité, et il a été fidèle à ses idées, sans nécessairement pour autant les avoir approfondies avec/pour nous un cran plus loin, juste pour l’occasion. Je respecte ce choix.

    [+] “Outils simples ne veut pas dire interactions pauvres et inversement, outils complexes ne veut pas dire interactions riches”…oh que c’est tellement vrai!

    [-] Le monde en ligne se divise en trois catégories de spammers: les classiques offrant du Viagra, les marques et vous et moi/nous tous. Il me semble que c’est une phrase choc qui retient l’attention quant au contexte de saturation de messages, mais affirmer que toute communication est une forme de spam en soi, demeure discutable selon moi…à moins que j’aie mal compris? Je suis intéressée à comprendre et ouverte à débattre de la question! J’espère surtout que ce commentaire ne compromettra pas nos intentions à Fred, Stéphanie et moi, d’explorer des avenues communes pour la prochaine journée mondiale de l’utilisabilité avec Fred et avec qui nous avions lancé l’idée au Webcom de 2007 déjà! ;-)

    Comment mesurer le succès d’un site Web quand les ventes ne sont pas le but?
    English conference by Alex Langshur (PublicInsite)

    Excellente conférence soulignant l’importance de faire évoluer les métriques rattachées à la performance des sites Web, surtout lorsque ceux-ci ne vendent rien de “tangible”, sinon une idée, une cause, comme pour encourager à “manger santé” dans le cas de Santé Canada.

    [+] Page views and visits alone cannot be good indicators of Web site traffic as they mean nothing in terms of why, how, when, what for, etc. Crossing with other metrics/data is necessary, and working on communication reports to offer more than data is essential as well…to be able to contextualize info for the organization’s characteristics and goals. À ce titre, il est important de souligner que Chaire de commerce électronique RBC Groupe Financier a martelé ce message depuis des années, mais reconnaissons que c’est encore plus vrai à l’ère du 2.0. À quand par exemple, un modèle intégré de métriques incorporant les nouveaux canaux de communication en ligne comme Twitter (ex. combien de personnes mentionne votre site dans les feeds de Twitter).

    [-] Benchmark is perspective…Honestly, I agree that a Benchmarking activity comes first and foremost for any organization on the Web, but to be able to compare and situate one organization in its industry does not necessary mean gaining perspective in itself…Someone at some point has to tie all the pieces together, and translate the benchmarking results into information…someone has to do the thinking! There’s no magic in gaining perspective!

    La règle d’or du marketing interactif
    English conference by Bryan Eisenberg (Future Now Inc.)

    The golden rule of marketing is how to build the right call to action!

    [+] Challenge to sell on the Web is that it cannot be made with more than 200 words while on TV, sales ads extend themselves easily up to 20mn…

    [-] Treasure map for building “Persuasion architecture” leading to “persuasive momentum”…a very catchy concept and introduced at the level of “online activity” – vs. at the “interaction-design” level only like HFI’s -, but sounded a bit too much like a recipe. I don’t like things presented that way, it is always oversimplifying at best. I had come accross the concept already, since it is familiar and akin to the HFI’s PET (Persuasion/Emotion/Trust)Method to me. To be fair to all the authors here, the book “Call to action: How to Improve your online traffic” (the link allows you to download sample chapters) which he co-authored, was published in 2005, which means 2 years before Mona Tep’s article.

    D’autres billets en rapport avec la conférence Webcom Montréal: le blog de Webcom, Isabelle Lopez, Geoffroi Garon, Guillaume Brunet et Michelle Blanc parmi d’autres…

    Je tiens à remercier l’équipe de ZeroSpam et tout particulièrement, David et Elaine Poellhuber, de nous avoir permis, Anik St-Onge et moi, d’assister au Webcom.

    7 / 05 / 2008Web 2.0 Tour


    Since the O’Reilly “What is Web 2.0” founding paper, here is one of the best Web 2.0 definition I have come accross so far…

    “The term “Web 2.0” refers to a collection of emerging Web technologies and methodologies (Table 3) that make the Web more Participatory (i.e., 2-way versus read only), more Semantic, and more Real Time (i.e., event driven). Perhaps most importantly, Web 2.0 is a cultural phenomenon. Developers start with a simple but useful idea, and get it out quickly so others can refine and embellish it. The process has come to be known as mass collaboration – thousands of individuals, building incrementally upon each other’s work.”

    Exerpt from “AI Meets the Web 2.0: Building the Web of Tomorrow, Today“, by Jay M. Tenenbaum with illustrations by Kevin Hughes (from CommerceNet Labs Technical Report 05-07 December 2005)

    3 / 05 / 2008Séniors et Internet: usages et utilisabilité

    Dans le cadre de la conférence Intracom 2008, Stéphanie Lerouzic (Directrice Principale d’Impact Recherche) et moi-même avons présenté la conférence suivante:

    “Dévoilement des résultats d’une vaste étude menée par Impact recherche (groupe Cossette Communication) auprès des séniors sur leur utilisation d’Internet. Venez comprendre ce que les séniors font et apprécient sur le Web et comment mieux adresser les besoins de ce segment croissant, notamment en matière d’utilisabilité.”

    Ci-dessous, vous pouvez trouver le fichier de présentation de cette communication

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