Il y a toujours beaucoup de résistance de la part des entreprises à s’engager dans des tests d’utilisabilité. Et lorsque l’on a réussi à faire franchir l’étape de compréhension de l’importance cruciale de faire tester les sites par les usagers en substitut ou complément aux évaluations expertes, la principale raison invoquée en “résistance” après les budgets ($$$) est le plus souvent le temps…et à raison, car le temps est aussi rare que les budgets dans les projets…
Trouver le bon équilibre entre savoir où “couper” dans le temps, sans compromettre en “qualité” de résultats est un grand défi auquel on est souvent confronté en tant qu’ergonomes des interfaces internes ou consultants….voici donc une réflexion à ce sujet: “Quick turnaround usability”. Il s’agit d’un article assez récent, extrait de Boxes and Arrows (sept 2008) qui explore ce défi de façon intéressante. Il s’agit de s’outiller pour trouver le juste milieu méthodologique entre “discount usability” et “cheap usability”…
Également, pour tous ceux qui souhaitent fournir de la “documentation comestible” (info that busy managers or executives can digest…) sur les tests d’utilisabilité à leurs clients intéressés. L’article “How to conduct guerrilla testing to perfect usability“, tout fraîchement “pressé”…sur TechRadar.com, constitue de quoi les informer sur le processus de tests d’utilisabilité de façon à la fois simple et claire, et relativement succcincte. Bref, c’est un bon document de vulgarisation de l’approche, mais dont l’information clé demeure “juste” en couvrant tous les points essentiels et leurs enjeux (par opposition à des articles aux descriptions vagues, ultra simplistes et très souvent réductrices).
Encore une fois, il s’agit de bien couvrir le spectre entre “la totale” et “l’accommodement raisonnable”, et cerner les limites infranchissables du “compromis acceptable” dans cette forme de “d’utilisabilité-guerrilla” à laquelle on doit souvent avoir recours…sous risque de haute peine de traîtrise à la discipline qui nous nourrit…et aux principes fondamentaux qui sous-tendent son efficacité à améliorer la qualité électronique d’un système.
C’est aussi dans cette capacité du “juste” compromis qu’on peut voir la différence entre de l’ergonomie improvisée à partir de deux livres de Jakob Nielsen et celle qui s’appuie sur la formation et l’expérience…Souvent, je trouve que les tests d’utilisabilité sont traités par leurs analystes un peu à la manière des sondages, c’est à dire qu’on peut arriver à leur faire dire à peu près “n’importe quoi n’importe comment” si on se penche un tout petit peu sur l’approche méthodologique sous le capot…



