Archive for the 'Research into practice/Recherche appliquée' Category

4 / 02 / 2014« POUR » et « CONTRE » des tests utilisateurs en laboratoire et à distance

 

TU lab vs distance 1 thumbnailEn quoi il est préférable d’opter pour un

test utilisateur à distance
plutôt qu’en laboratoire?

J’ai choisi de répondre à cette question
souvent posée une fois pour toute ;-)

Dans ce billet publié initialement
dans le blogue d’imarklab,

vous pouvez trouver un tableau comparatif
des principaux critères d’évaluation des 2 approches.

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4 / 12 / 2013Profil métier de l’ergonome d’expérience interactive client (entrevue vidéo)

 
 
Premieres en AffairesMerci à toute l’équipe de Premières en Affaires pour le montage de cette entrevue qui pointe vers les éléments clés de la recherche usager pour les entreprises et des critères de succès et de motivation pour tout individu intéressé par le domaine de l’expérience utilisateur, et d’expérience client dans un contexte multicanal. Tous mes plus sincères remerciements.

Sandrine Prom Tep, imarklab from Premieres en affaires on Vimeo.

19 / 05 / 2013Outil d’évaluation neurocognitive des Interactions Humain-Machine

Vous venez de lire le titre de la thèse de François Courtemanche, responsable du Tech3lab de HEC Montréal.

Cette thèse a été dirigée par Aude Dufresne et Esma Aimeur, et défendue avec succès et mention d’excellence du jury, le 13 mai 2013 au département d’informatique de l’Université de Montréal.

Ce travail doctoral s’inscrit dans le champ de recherche des IHM et plus précisément du UX, qui inclut la dimension hédonique, affective de l’interaction, au delà de la dimension fonctionnelle stricte de l’utilisabilité.
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9 / 05 / 2013Évaluation des interfaces persuasives (Alexandra Nemery à UxPA QC)

Université de Lorraine Université de Lorraine

UxPA Québec (à l’époque Utilisabilité Québec) avait eu l’honneur d’accueillir son directeur de thèse, Éric Brangier, à peu près à cette même époque l’an dernier pour nous présenter les travaux d’Alexandra Nemery, et ce soir, nous avons eu Alexandra en personne! :)

C’est au laboratoire CITÉ de l’Université de Montréal (un beau merci à notre cybermom Aude Dufresne!), et dans une ambiance chaleureuse avec un petit verre de vin à la main (merci à imarklab!), que nous avons eu le plaisir d’écouter la conférence d’Alexandra, qui nous partageait son kit de départ pour orienter la conception et permettre l’évaluation du degré de persuasion d’une interface.

Mais qu’est-ce qu’une interface persuasive, me demandez-vous?

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19 / 02 / 2013Télé-conférence UX & Marketing dans le cadre d’un afterwork FLUPA

En Octobre 2012, j’ai eu le plaisir de donner une télé-conférence sur le UX et le marketing depuis ma cuisine, à Montréal, dans le cadre d’un afterwork FLUPA qui se déroulait au Luxembourg :)

J’avais écrit un billet à l’époque à propos de cette communication qui porte sur la convergence entre UX et marketing, je viens de recevoir la vidéo de cette téléconférence enregistrée par la FLUPA, et j’en profite pour remercier son Président Guillaume Gronier pour cette invitation et la vidéo!

VisoConférence sur le UX et Marketing

22 / 11 / 2012Expérience du consommateur multicanal bancaire

Cette conférence a été présentée dans le cadre de la Journée Mondiale de l’Utilisabilité 2012 portant cette année sur le thème des services financiers, et lors de l’événement organisé par UxPA Qc, l’Association des professionnels de l’expérience utilisateur du Québec, conjointement avec Tout le Monde UX, le 8 novembre 2012 à Montréal, à la coop ECTO.

On peut lire un excellent billet sur l’adoption des comportements bancaires en ligne et mobiles, et complémentaire à cette présentation, écrit par ma collègue et co-conférencière Valérie Gohier, Directrice Conseil chez imarklab.

1 / 03 / 2012Design de persuasion: influencer une génération qui carbure à l’influence sociale


Matériel présenté lors de la conférence Infopresse du 29 février 2012: Jeunes: Génération Y et Z

27 / 11 / 2011Website Sociability and Flexibility in Relation to Customer Online Satisfaction:A Research Framework

During October 1st and 2nd this year, I attended the DMEF Direct/Interactive Marketing Research Summit in Boston, MA which took place at the Westin Boston Waterfront.

The Summit is the preeminent and must-attend conference for academics, Ph.D. candidates, and practitioners who are interested in pursuing research and teaching in the field of direct/interactive marketing.

Dr Arcand from ESG-UQAM and I, we presented a paper there titled: Website Sociability and Flexibility in Relation to Customer Online Satisfaction:A Research Framework

17 / 01 / 2011Virage social et ergonomie des interfaces

[Couverture du magazine Wired de Février 2011]

Encore le buzz “social”…

Tout comme moi, vous êtes fatigués de voir l’adjectif ‘social’ associé à tous les noms communs possibles…tout est ‘social’, car c’est le nouveau buzz qui fait vibrer la communauté Web à l’unisson.

Et en effet, déclarer ce virage social de l’ergonomie des interfaces serait trop simple et gratuit, et c’est plus de ces déclarations gratuites que de l’adjectif ‘social’ comme tel dont on est fatigué en fait.

Donc je persiste et je signe dans ce billet-ci. Après faciliter l’utilisation des environnements interactifs, favoriser la sociabilité en ligne va devenir un nouvel objectif important en conception et évaluation des systèmes interactifs, et c’est ce que j’entends par ‘virage social de l’ergonomie des interfaces’.

Dans ce billet cependant, je n’aimerais pas seulement avancer que l’ergonomie va amorcer son virage social en 2011, mais surtout partager avec vous les raisons qui motivent cette affirmation. Je peux me tromper mais au moins vous aurez mes arguments pour vous interroger à votre tour :)

Affirmation documentée VS gratuite

Je vais donc vous présenter cinq chercheurs, tous visionnaires et vulgarisateurs et dont les travaux m’ont convaincue que la dynamique sociale des environnements en ligne sera de plus en plus une donne dont on ne pourra plus se contenter de prendre pour un état de fait acquis pour penser le Web ou les environnements interactifs.

Je me sers ici de pointeurs vers des extraits vulgarisés de leurs travaux de recherche comme preuves d’appui pour ma déclaration initiale. En effet, une agrégation de leurs travaux démontre clairement qu’il faut favoriser et faciliter cette dynamique sociale dans les environnements en ligne.

Le constat de tous ces chercheurs est le suivant. Dans la mesure où les humains agissent et se comportent en s’influençant les uns les autres, et que la présence physique et la communication face-à-face naturelle qu’elle entraîne entre les individus manquent en ligne, il est crucial de pallier à ce manque. Il faut remplacer cet échange interpersonnel en présence par des indices favorisant la communication entre les individus connectés à une communauté, afin de les outiller et de les inciter à socialiser en ligne, pour éviter les espaces virtuels où il ne se passe rien.

Combien avez-vous reçu d’invitations à vous inscrire à des environnements où après l’inscription, rien ne bouge, et où vous vous sentez comme dans une grande et belle maison où tout est ‘mort’…Ces environnements sont nombreux, et ce sont réellement des beaux principes en théorie mais des coquilles vides en pratique. L’époque des plateformes reposant sur la pensée magique : « If we build it, they will come », est révolue.

Des références solides

Les chercheurs qui ont inspiré cette réflexion sont tous de célèbres visionnaires de renom international, qui partagent leur temps entre recherches et implications dans l’industrie où ils implémentent des solutions innovantes. Ils proviennent tous de backgrounds différents, avec la psychologie comme discipline commune. Certains sont spécialisés en communication humain-ordinateur (CHI), en économie, en marketing, etc. :

- Jennifer Preece, chercheur en CHI à l’Université du Maryland, MD
- Dan Ariely, chercheur au MIT Media Lab. Professeur en ‘behavioral economics’ qui s’intéresse tout particulièrement à la prise de décision des consommateurs
- Robert Cialdini, Professeur émérite en psychologie et marketing à Arizona State University.
- BJ fogg, chercheur en pscyhologie et directeur du Persuasive Tech Lab à l’Université Stanford.
- Susan Weinschenk, Ph.D. en psychologie et ‘Chief of User Experience Strategy at Human Factors International’.

Pour ceux que cela intéresse, j’aimerais vous présenter ici quelques liens vers leurs récents travaux et tout particulièrement, ceux qui moi m’ont le plus inspirée, en contribuant à ma compréhension d’un virage social à anticiper au niveau de l’évolution de l’ergonomie des interfaces.

1. Jennifer Preece
Dans le cas de Jennifer Preece, je vous recommande fortement la lecture du livre suivant qui était extrêmement précurseur et constitua le déclic fondamental de toute la réflexion qui a alimenté le virage de ma pratique comme consultante en ergonomie des interfaces, ainsi que le sujet de ma thèse de doctorat: Online Communities: Designing Usability, Supporting Sociability (2000).

Dans cet ouvrage, elle décrit comment l’utilisabilité des communautés en ligne, ne peut se réduire à supporter des tâches orientées vers un but de performance cognitive mais faciliter également la dynamique des relations sociales en ligne, afin de soutenir également l’efficacité sociale pour ces environnements.

2. Dan Ariely et 3. Robert Cialdini
Dan Ariely est chercheur au MIT Media Lab. Professeur en ‘behavioral economics’, il s’intéresse à la prise de décision des consommateurs. Lire son blogue et quelques chapitres de son livre ‘Predictably Irrational’ (2008) a jeté les secondes pierres fondatrices de ma réflexion sur l’inévitabilité du virage social de l’ergonomie. En effet, à la manière dont Robert Cialdini le décrivait également dans son livre « Influence : Science and Practice » (2001) , il démontre à quel point les être humains sont moins rationnels qu’ils ne le pensent ou ne le souhaiteraient, et sont des êtres sociaux qui fonctionnent plus sur la base d’automatismes acquis socialement de façon normative, et qui les influencent à leur insu. Il avance que : « People just don’t know their own preferences that well. Our intuition fools us in repeatable, predictable ways. Rather than rationality, decisions are influenced by design, complexity and context. »

Lien vers le video : ]

3. B.J. Fogg
« Captology is where persuasion and computers intersect». C’est donc le terme par lequel ce chercheur a baptisé le nouveau champ de recherche étudiant les ordinateurs (ou tout système interactif par extension) comme outils de persuasion tel qu’illustré dans le schéma ci-dessous tiré de son site.

4. Susan Weinschenk

Human Factors International a depuis longtemps fait la promotion de sa méthode PET (Persuasion, Émotions and Trust) reposant largement sur les principes d’ergonomie persuasive. Cette chercheure praticienne chez HFI n’a pas tant contribué à l’avancement des connaissances par son livre, qu’elle a réussi à synthétiser l’essentiel de ce que les précédents chercheurs ont apporté et qui avaient déjà été en grande partie repris dans la méthode PET.

Dans son livre « Neuro Web Design : What makes them Click » (2008), elle applique les résultats de la recherche dans les domaines de la motivation, de la prise de décision et de la neuroscience à la conception de sites Web. Elle se concentre notamment sur ce qui motive à l’achat et à l’inscription sur un site, et à ce qui favorise la confiance des consommateurs en ligne, comme vous pouvez le constater en vous rendant sur son blogue What makes them Click.

Elle résume très bien son livre dans le slideshare suivant :

Poursuivre et partager la réflexion?

Enfin, pour ceux que le virage social qui s’amorce en ergonomie des interfaces intéresse vraiment, je vous pointe la conférence-atelier ‘Sparkshops’ qui s’annonce forte intéressante sur le sujet et s’intitule : “Designing the Authentic Experience: Lessons from Psychology and Social Media“.

Également, si vous êtes intéressés à pousser le dialogue avec moi, je vous invite carrément à suivre ma réflexion en ligne jusqu’au dépôt final de la thèse prévu à la fin 2011. À compter de ce mois-ci sur mon blogue, les différents chapitres de ma recherche doctorale seront accessibles au fur et à mesure. Ma thèse explore notion de «social usability beyond usability».

Sur ce, je nous souhaite une année 2011 des plus socialement ergonomique! ;-)

12 / 05 / 2010Le test d’utilisabilité classique revisité par une approche interprétative!

Cette étude exploratoire a été présentée dans le cadre du 78e congrès de l’ACFAS 2010 à l’Université de Montréal, au sein du colloque “2010: Une odyssée de l’espace virtuel ou la recherche sur les internautes et leurs avatars dans les métavers”, qui a été organisé par le professeur Benny RIGAUX-BRICMONT (Université Laval) – que j’en profite pour sincèrement remercier de tout son dévouement à mettre sur pied une programmation de conférences toutes fort intéressantes, et dans une ambiance interactive des plus chaleureuses!

Cette communication présente le fruit d’une approche réflexive appliquée à une pratique professionnelle d’ergonome des interfaces qui conduit des tests d’utilisabilité dans le cadre d’investigations servant la recherche commerciale.

En effet, développée dans le cadre de mon parcours doctoral et au-delà des courants dominants classiques et cognitifs, cette étude exploratoire tente d’intégrer des approches plus interprétatives de la recherche sur le comportement du consommateur, qui sont envisagées en complémentarité aux mesures cognitives quantitative et qualitative classiques du test d’utilisabilité. Ainsi, une tentative de re-conceptualisation du test d’utilisabilité est proposée en vue d’incorporer des éléments de nature plus interprétative dans l’analyse de l’interaction du consommateur avec un système d’information.

Les résultats de cette approche complémentaire explorant à la fois les dimensions cognitives et expérientielles symboliques et incarnées (corporalité du vécu sensoriel) sont encourageants. Bien que modestes, ils révèlent que la richesse de cette double analyse des données recueillies lors d’un test d’utilisabilité, favorise une compréhension accrue de ce qu’il est maintenant commun d’appeler « l’expérience usager ».

L’illustration de cette approche exploratoire est illustrée au travers d’un cas, celui du test d’utilisabilité du site Nouvelles de la Société Radio-Canada réalisé en 2005 (étude pour laquelle, après 5 ans, je suis désormais libérée de tout engagement de confidentialité dans le cadre de mes interventions professionelles).