Archive for the 'Research into practice/Recherche appliquée' Category

17 / 01 / 2011Virage social et ergonomie des interfaces

[Couverture du magazine Wired de Février 2011]

Encore le buzz “social”…

Tout comme moi, vous êtes fatigués de voir l’adjectif ‘social’ associé à tous les noms communs possibles…tout est ‘social’, car c’est le nouveau buzz qui fait vibrer la communauté Web à l’unisson.

Et en effet, déclarer ce virage social de l’ergonomie des interfaces serait trop simple et gratuit, et c’est plus de ces déclarations gratuites que de l’adjectif ‘social’ comme tel dont on est fatigué en fait.

Donc je persiste et je signe dans ce billet-ci. Après faciliter l’utilisation des environnements interactifs, favoriser la sociabilité en ligne va devenir un nouvel objectif important en conception et évaluation des systèmes interactifs, et c’est ce que j’entends par ‘virage social de l’ergonomie des interfaces’.

Dans ce billet cependant, je n’aimerais pas seulement avancer que l’ergonomie va amorcer son virage social en 2011, mais surtout partager avec vous les raisons qui motivent cette affirmation. Je peux me tromper mais au moins vous aurez mes arguments pour vous interroger à votre tour 🙂

Affirmation documentée VS gratuite

Je vais donc vous présenter cinq chercheurs, tous visionnaires et vulgarisateurs et dont les travaux m’ont convaincue que la dynamique sociale des environnements en ligne sera de plus en plus une donne dont on ne pourra plus se contenter de prendre pour un état de fait acquis pour penser le Web ou les environnements interactifs.

Je me sers ici de pointeurs vers des extraits vulgarisés de leurs travaux de recherche comme preuves d’appui pour ma déclaration initiale. En effet, une agrégation de leurs travaux démontre clairement qu’il faut favoriser et faciliter cette dynamique sociale dans les environnements en ligne.

Le constat de tous ces chercheurs est le suivant. Dans la mesure où les humains agissent et se comportent en s’influençant les uns les autres, et que la présence physique et la communication face-à-face naturelle qu’elle entraîne entre les individus manquent en ligne, il est crucial de pallier à ce manque. Il faut remplacer cet échange interpersonnel en présence par des indices favorisant la communication entre les individus connectés à une communauté, afin de les outiller et de les inciter à socialiser en ligne, pour éviter les espaces virtuels où il ne se passe rien.

Combien avez-vous reçu d’invitations à vous inscrire à des environnements où après l’inscription, rien ne bouge, et où vous vous sentez comme dans une grande et belle maison où tout est ‘mort’…Ces environnements sont nombreux, et ce sont réellement des beaux principes en théorie mais des coquilles vides en pratique. L’époque des plateformes reposant sur la pensée magique : « If we build it, they will come », est révolue.

Des références solides

Les chercheurs qui ont inspiré cette réflexion sont tous de célèbres visionnaires de renom international, qui partagent leur temps entre recherches et implications dans l’industrie où ils implémentent des solutions innovantes. Ils proviennent tous de backgrounds différents, avec la psychologie comme discipline commune. Certains sont spécialisés en communication humain-ordinateur (CHI), en économie, en marketing, etc. :

Jennifer Preece, chercheur en CHI à l’Université du Maryland, MD
Dan Ariely, chercheur au MIT Media Lab. Professeur en ‘behavioral economics’ qui s’intéresse tout particulièrement à la prise de décision des consommateurs
Robert Cialdini, Professeur émérite en psychologie et marketing à Arizona State University.
– BJ fogg, chercheur en pscyhologie et directeur du Persuasive Tech Lab à l’Université Stanford.
Susan Weinschenk, Ph.D. en psychologie et ‘Chief of User Experience Strategy at Human Factors International’.

Pour ceux que cela intéresse, j’aimerais vous présenter ici quelques liens vers leurs récents travaux et tout particulièrement, ceux qui moi m’ont le plus inspirée, en contribuant à ma compréhension d’un virage social à anticiper au niveau de l’évolution de l’ergonomie des interfaces.

1. Jennifer Preece
Dans le cas de Jennifer Preece, je vous recommande fortement la lecture du livre suivant qui était extrêmement précurseur et constitua le déclic fondamental de toute la réflexion qui a alimenté le virage de ma pratique comme consultante en ergonomie des interfaces, ainsi que le sujet de ma thèse de doctorat: Online Communities: Designing Usability, Supporting Sociability (2000).

Dans cet ouvrage, elle décrit comment l’utilisabilité des communautés en ligne, ne peut se réduire à supporter des tâches orientées vers un but de performance cognitive mais faciliter également la dynamique des relations sociales en ligne, afin de soutenir également l’efficacité sociale pour ces environnements.

2. Dan Ariely et 3. Robert Cialdini
Dan Ariely est chercheur au MIT Media Lab. Professeur en ‘behavioral economics’, il s’intéresse à la prise de décision des consommateurs. Lire son blogue et quelques chapitres de son livre ‘Predictably Irrational’ (2008) a jeté les secondes pierres fondatrices de ma réflexion sur l’inévitabilité du virage social de l’ergonomie. En effet, à la manière dont Robert Cialdini le décrivait également dans son livre « Influence : Science and Practice » (2001) , il démontre à quel point les être humains sont moins rationnels qu’ils ne le pensent ou ne le souhaiteraient, et sont des êtres sociaux qui fonctionnent plus sur la base d’automatismes acquis socialement de façon normative, et qui les influencent à leur insu. Il avance que : « People just don’t know their own preferences that well. Our intuition fools us in repeatable, predictable ways. Rather than rationality, decisions are influenced by design, complexity and context. »

Lien vers le video : ]

3. B.J. Fogg
« Captology is where persuasion and computers intersect». C’est donc le terme par lequel ce chercheur a baptisé le nouveau champ de recherche étudiant les ordinateurs (ou tout système interactif par extension) comme outils de persuasion tel qu’illustré dans le schéma ci-dessous tiré de son site.

4. Susan Weinschenk

Human Factors International a depuis longtemps fait la promotion de sa méthode PET (Persuasion, Émotions and Trust) reposant largement sur les principes d’ergonomie persuasive. Cette chercheure praticienne chez HFI n’a pas tant contribué à l’avancement des connaissances par son livre, qu’elle a réussi à synthétiser l’essentiel de ce que les précédents chercheurs ont apporté et qui avaient déjà été en grande partie repris dans la méthode PET.

Dans son livre « Neuro Web Design : What makes them Click » (2008), elle applique les résultats de la recherche dans les domaines de la motivation, de la prise de décision et de la neuroscience à la conception de sites Web. Elle se concentre notamment sur ce qui motive à l’achat et à l’inscription sur un site, et à ce qui favorise la confiance des consommateurs en ligne, comme vous pouvez le constater en vous rendant sur son blogue What makes them Click.

Elle résume très bien son livre dans le slideshare suivant :

Poursuivre et partager la réflexion?

Enfin, pour ceux que le virage social qui s’amorce en ergonomie des interfaces intéresse vraiment, je vous pointe la conférence-atelier ‘Sparkshops’ qui s’annonce forte intéressante sur le sujet et s’intitule : “Designing the Authentic Experience: Lessons from Psychology and Social Media“.

Également, si vous êtes intéressés à pousser le dialogue avec moi, je vous invite carrément à suivre ma réflexion en ligne jusqu’au dépôt final de la thèse prévu à la fin 2011. À compter de ce mois-ci sur mon blogue, les différents chapitres de ma recherche doctorale seront accessibles au fur et à mesure. Ma thèse explore notion de «social usability beyond usability».

Sur ce, je nous souhaite une année 2011 des plus socialement ergonomique! 😉

12 / 05 / 2010Le test d’utilisabilité classique revisité par une approche interprétative!

Cette étude exploratoire a été présentée dans le cadre du 78e congrès de l’ACFAS 2010 à l’Université de Montréal, au sein du colloque “2010: Une odyssée de l’espace virtuel ou la recherche sur les internautes et leurs avatars dans les métavers”, qui a été organisé par le professeur Benny RIGAUX-BRICMONT (Université Laval) – que j’en profite pour sincèrement remercier de tout son dévouement à mettre sur pied une programmation de conférences toutes fort intéressantes, et dans une ambiance interactive des plus chaleureuses!

Cette communication présente le fruit d’une approche réflexive appliquée à une pratique professionnelle d’ergonome des interfaces qui conduit des tests d’utilisabilité dans le cadre d’investigations servant la recherche commerciale.

En effet, développée dans le cadre de mon parcours doctoral et au-delà des courants dominants classiques et cognitifs, cette étude exploratoire tente d’intégrer des approches plus interprétatives de la recherche sur le comportement du consommateur, qui sont envisagées en complémentarité aux mesures cognitives quantitative et qualitative classiques du test d’utilisabilité. Ainsi, une tentative de re-conceptualisation du test d’utilisabilité est proposée en vue d’incorporer des éléments de nature plus interprétative dans l’analyse de l’interaction du consommateur avec un système d’information.

Les résultats de cette approche complémentaire explorant à la fois les dimensions cognitives et expérientielles symboliques et incarnées (corporalité du vécu sensoriel) sont encourageants. Bien que modestes, ils révèlent que la richesse de cette double analyse des données recueillies lors d’un test d’utilisabilité, favorise une compréhension accrue de ce qu’il est maintenant commun d’appeler « l’expérience usager ».

L’illustration de cette approche exploratoire est illustrée au travers d’un cas, celui du test d’utilisabilité du site Nouvelles de la Société Radio-Canada réalisé en 2005 (étude pour laquelle, après 5 ans, je suis désormais libérée de tout engagement de confidentialité dans le cadre de mes interventions professionelles).

7 / 05 / 2010Les Personas: une méthode pour l’intelligence client?

Dans le cadre du RDV printannier de la Chaire de commerce électronique RBC Groupe Financier de HEC Montréal, nous avons eu le plaisir de recevoir le Professeur Éric Brangier de l’Université Paul Verlaine de Metz (France), également directeur du laboratoire ETIC.

Éric Brangier nous a entretenu sur le thème des Personas, en s’interrogeant sur le potentiel de cette approche pour l’Intelligence Client, ce qui cadrait ainsi parfaitement avec l’intitulé du 5@7 Intelligence Client de la Chaire RBC.

La conférence a commencé par délimiter l’espace problème de l’expérience utilisateur, en la situant notamment en fonction de l’évolution du focus central des recherches s’y attaquant depuis la naissance de l’informatique à aujourd’hui. Il a cité ainsi successivement des phases de recherche plus centrées d’abord sur l’accessibilité (à partir des années 60), puis l’utilisabilité (à partir des années 1970), ensuite l’émotion (à partir des années 90) et enfin, la phase actuelle centrée sur la persuasion (à partir des années 2000), en précisant bien que chaque focus ne venait jamais éliminer la pertinence du précédent, mais bien au contraire, s’ajouter au précédent de façon incrémentale comme l’indique l’acétate ci-dessous:

Éric Brangier a ensuite situé l’approche des Personas parmi les méthodes classiques en précisant qu’il s’agit d’une méthode vraiment au coeur des quadrants de la situation d’évaluation “réelle-articificielle”, et de la source de savoir collecté “utilisateur-expert”.

S’inscrivant moins dans une ergonomie visant la correction et la conception, les Personas correspondent plus à une méthodologie permettant la prospection. Il s’agit de prendre conscience qu’avec la démocratisation et l’ouverture sur les clientèles internautes du monde entier qu’amène le Web, on ne peut plus concevoir en se représentant l’usager que peuvent être des milliards d’usagers…C’est dans cette perspective, que les Personas constituent une méthode prospective, permettant de se représenter des usagers fictifs potentiels futurs souhaitables et souhaités, afin de développer des produits interactifs anticipant des fonctionnalités en accord avec ces ‘archétypes’ usagers visés. Le conférencier a précisé cependant, que sa visée prospective constituait la principale critique adressée à la méthode des Personas, du fait de la difficulté de valider les projections de comportements qu’elle entraîne.

L’exemple des Personas d’Ericsson nous a été présenté. Sans retrouver la page où ils sont tous présentés, j’ai retracé ici un extrait de communiqué de presse révélant l’emploi de Personas en mode prospectif lors d’une foire d’expositions technologiques à Barcelone en 2008:

“Ericsson will conduct demos of the latest developments in television, mobile broadband and energy efficiency, including several world firsts, at the Mobile World Congress in Barcelona, Spain, from February 11 to 14.

Through the eyes of the consumer, Ericsson will employ interactive storytelling, using three personas to demonstrate how technology is used in different market segments: Jessica, a “digital native”; Tom, who is juggling career, family and hobbies; and Mosi, an empowered phone user.

Visitors to Ericsson’s TV Pavilion will be able to experience the whole process of producing, managing, distributing and consuming TV content. Ericsson’s end-to-end TV capabilities – across multimedia, network and services domains – will be on display.

Johan Bergendahl, vice president and chief marketing officer at Ericsson, says: “We want to position Ericsson as partner of choice for our customers that are moving into the TV space, or thinking of doing so. We see that consumers are changing how they watch TV. There has been a content explosion in the market and a clear technological breakthrough.”

Le conférencier a continué par définir les Personas comme des “archétypes ou une représentation des utilisateurs qu’on peut utiliser pour guider des décisions concernant la conception de systèmes“, construits sur la base de “données ethnographiques, technographiques, sociologiques et psychologiques“, et il a précisé que les Personas offrent le principal avantage de mettre ‘tous’ les utilisateurs potentiels sur un pied d’égalité en permettant d’outiller les équipes de développement d’une représentation commune de ceux-ci, collectivement négociée et construite…participant également à un niveau beaucoup plus large à la construction sociale du besoin.

Une excellente synthèse des recommandations relatives à la création des personas a été présentée, en faisant ressortir 5 phases essentielles:
1) collecte selon sources de données primaires ou secondaires
2) recherche et profilage des personas à créer en fonction de buts, caractéristiques et comportements intéressants
3) répartition des éléments en mode synopsis pour la création de personas bien campés et bien contrastés entre eux surtout
4) rédaction des personas comme tels aussi bien au niveau macro: nombre, types, etc., mais aussi micro: noms, styles de vie, contextes d’usage, etc.
5) diffusion des personas ou mise en place pour la mise en oeuvre via l’appropriation au sein des équipes de conception-développement

M. Brangier a bien insisté sur cette 5e et dernière phase, qui est le plus souvent oubliée ou escamotée, alors qu’elle est cruciale à rendre la création de personas réellement utile et efficace pour concevoir et anticiper l’expérience usager.

Afin de justement valider l’utilité de cette méthode, les deux cas de figure -avec et sans persona- ont été comparés par rapport à une situation précise de conception pour le développement de fonctionnalités pour une bibliothèque numérique. Les résultats de cette étude expérimentale ont révélé que pour 5 concepteurs Web chevronnés, une différence significative était observée sur des indicateurs comme:

  • le nombre d’idées générées (fluidité)
  • le nombre de domaines abordés (flexibilité)
  • le niveau de détail (élaboration)
  • le niveau de nouveauté (originalité)

Une variation a été observée de 521% entre le nombre total d’idées respectivement générées sans et avec l’aide de Personas pour les 5 sujets! – confirmant ainsi la capacité des personas à générer des idées utiles pour la conception.

Le Professeur Éric Brangier a conclu sur la présentation de quatre théories pouvant éclairer le fonctionnement des Personas, à savoir: la théorie du jeu, la théorie de l’esprit (capacité de faire des inférences sur des inconnus) qui rejoint d’une certaine façon le processus d’empathie (se mettre à la place de l’autre), et finalement la théorie de la gestion des contraintes qui délimitent l’espace de recherche et permet un recours potentiellement créatif aux analogies. Ces différents éclairages théoriques ne sont pas mutuellement exclusifs et participent probablement tous du potentiel de conception innovante des Personas.

La présentation du Professeur Éric Brangier est disponible pour lecture ou téléchargement via le site de la Chaire de commerce électronique RBC Groupe Financier de HEC Montréal.

3 / 05 / 20105@7 Intelligence client à HEC Montréal: Conférence du Pr. Éric Brangier sur les Personas

Chaire de commerce électronique RBC Groupe Financier

Un 5@7 centré sur l’intelligence client !

L’équipe de la Chaire de commerce électronique RBC Groupe Financier de HEC Montréal a le plaisir de vous convier à son rendez-vous annuel printanier qui, pour la première fois, transposera sa formule déjeuner en 5@7!

Le mercredi 5 mai 2010 à compter de 17h00
Salon Tata (PlanRJ HEC Montréal)
Rez De Jardin de HEC Montréal
3000, chemin de la Côte Ste-Catherine

Dans une atmosphère détendue et conviviale, nous aurons le plaisir d’accueillir le Professeur Éric Brangier, en visite de l’Université de Metz en France. Sa conférence s’articulera autour du thème des Personas, et vous présentera une évaluation de leur capacité à générer des idées utiles à la conception. Créé à partir de données réelles, un persona est une représentation fictive d’utilisateur probable au niveau de ses besoins et caractéristiques.

Biographie du conférencier
:

Docteur en Psychologie (Metz, 1991), Habilité à Dirigé des Recherches (Université Paris 5, 2000), Éric Brangier a exercé comme psychologue ergonome dans une grande entreprise d’informatique où il a participé à la réalisation de plusieurs projets d’intelligence artificielle et d’ergonomie des logiciels dans le domaine de la banque et de l’assurance. Arrivé en 1991 à l’Université Paul Verlaine – Metz, il y a d’abord été Maître de conférences, Directeur du département de psychologie puis Professeur des Universités. Il a initié le Master « Psychologie du travail et nouvelles technologies » (en 1991), puis le master en « Ergonomie et ingénierie des facteurs humains » (en 2007). Ses activités d’enseignement portent sur l’utilisabilité, la psychologie du travail, l’ergonomie des produits et systèmes, la psychologie sociale des organisations, la communication humain-machine et l’ergonomie informatique. Au niveau de la recherche, Éric Brangier a été co-président de 3 congrès internationaux (Ergo’IA 2006, IHM 2003, IHM 2008) et a participé à plus de 25 comités scientifiques de conférences internationales. Invité à plusieurs reprises à l’étranger (Canada, Suisse, Belgique, Portugal, Australie, Norvège), il a été expert pour plusieurs institutions et a lui-même participé et dirigé plusieurs contrats de recherches avec des institutions (Ministères et Europe) et entreprises privées (nationales et étrangères). Directeur de ETIC «Expériences utilisateurs dans le Traitement des Interactions technologiques et des Conduites humaines et sociales». il a reçu le grand prix de la recherche de la Société Industrielle de l’Est (octobre 2001), le deuxième Prix du Chercheur du Conseil Régional de Lorraine (janvier 2004). Éric Brangier est l’auteur de plus de 200 publications et communications dont deux livres.

Rafraîchissements et grignotines seront offerts.

R.S.V.P. avant le 3 mai 2010 à sandrine.prom-tep [a] hec.ca :
Merci de confirmer les noms et courriels de tous ceux qui seront présents.

Nous espérons vous compter parmi nous !

Sylvain Sénécal
Titulaire de la Chaire

Sol/Sandrine
Directeur/trice des partenariats

Chaire de commerce électronique RBC Groupe Financier de HEC Montréal

19 / 01 / 2010Prédictions TMT Deloitte 2010 et pub en ligne

Je cherchais un petit billet pour repartir le bal et vous souhaitez -avant qu’il ne soit trop tard!- une année digne d’un premier tournant de décennie du nouveau millénaire! Avouez, quand on y pense, ce n’est pas banal de pouvoir vivre ça 🙂

Ce matin, en faisant mon petit tour de veille quotidien sur Twitter (merci entre autres @ZeLaurent, @Katz_kul, @MichelleBlanc, @martinlessard, @ChristineSimard, @bdescary, @sylvaincarle, et bien d’autres encore! Merci pour vos tweets en direct de l’événement!), je dois avouer que le fameux billet que je cherchais m’a été soufflé! Quoi de mieux pour bien lancer la nouvelle décennie que d’en connaître les tendances bien balisées?

En ce 19 janvier, live du Fairmont Reine Elizabeth à Montréal, a eu lieu la 9è édition des Prédictions TMT Deloitte Canada pour 2010. Il s’agit de dix tendances observées pour les secteurs des technologies, médias et télécommunications qui auront un impact sur les entreprises canadiennes.

Vous pouvez télécharger le pdf du rapport abrégé de ces 10 tendances en français (des rapports individuels pour chaque secteur existent en anglais).

Ci-dessous, celle qui ne me surprend pas beaucoup mais me rejoint le plus (surtout si je pense à la mise à jour du cours de marketing électronique!! 😉 est la suivante, concernant la publicité en ligne:

La mutation vers la publicité en ligne : plus sélective, mais la tendance se poursuit

La publicité en ligne devrait continuer d’empiéter sur le terrain des médias traditionnels en 2010 et sa croissance, qui était d’environ 10 % à la fin de 2009, devrait se poursuivre pour atteindre 15 % d’ici à la fi n de 2011.

Pendant la récession, les revenus générés par les annonces en ligne ont baissé, mais ceux tirés des autres formes publicitaires ont chuté encore plus rapidement; beaucoup de publicitaires continuant de croire qu’ils peuvent en avoir plus pour leur argent avec la publicité en ligne – compte tenu du fait que c’est la seule forme de publicité qui permet à un annonceur de mesurer l’effi cacité de chaque annonce et chaque placement
d’annonce.

Le coût comparativement moins élevé des annonces en ligne devrait commencer à saper les prix des annonces traditionnelles, perturbant le marché et ne laissant aux médias traditionnels qu’une part réduite qui s’amenuise. Les catégories de publicité en ligne susceptibles de connaître la plus grande croissance sont la recherche, les clics, les réseaux sociaux et le coût par action.

Les secteurs de médias traditionnels qui risquent le plus de perdre des parts au profit de la publicité en ligne sont les magazines et les journaux; les annonces à la radio et à l’extérieur se situent au milieu et les annonces télévisées et celles des chaînes de télé spécialisées semblent les plus tenaces. Même si les médias traditionnels au pays ressentent les effets de cette mutation, la bonne nouvelle est qu’il en coûtera moins cher aux sociétés canadiennes de placer des annonces — que ce soit par l’entremise de médias traditionnels ou du Web.

Bon, en bref, ça va bien finir par être rentable un jour donc cette fameuse publicité en ligne…;-)

Pour ceux qui n’aiment pas lire, une vidéo des prédictions est également en ligne présentée par Katheline Jean-Pierre, Online Marketing Senior Manager chez Deloitte, et interviewant Duncan Stewart, Director Research Technology, Media and Telecommunications.

Et puisque l’on parle de tendances pour les années à venir, il ne faut jamais perdre de vue que cela s’inscrit toujours dans ce qui précède pour prendre tout son sens, et justement dans ce sens, j’ai beaucoup apprécié le recul que prend le billet de Sébastien Provencher en date d’hier (18 janvier) et intitulé: “The Self-Media Decade“.

18 / 12 / 2009UGC: Générer-Influencer-Mesurer

La semaine dernière, et plus exactement les 11 et 12 décembre, j’ai eu la chance d’assister à la conférence Emergence and Impact of User-Generated Content à Philadelphie (architecture intéressante en passant!), (#WhartonUGC pour ceux qui ont suivi sur Twitter) organisée par la WIMI (Wharton Interactive Media Initiative) de la vénérable Wharton School of Business.

Un peu plus d’une centaine de participants du milieu académique et de l’industrie ont participé à cette conférence dont la qualité des présentations m’a vraiment impressionnée. Les conférences à dominante académique sont d’ordinaire accusées de manquer de pertinence (lire de retombées applicables dans la pratique), et pas toujours à tort, je dois reconnaître…

Ce n’était pas du tout le cas de cette conférence, où chaque présentation (ou presque!) offrait un takeaway immédiat pour l’ensemble des praticiens touchant de près ou de loin au UGC. Ce constat m’a agréablement surprise mais s’explique très bien par la mission de la WIMI qui organisait conjointement l’événement avec le MSI (Marketing Science Institute) – qui a d’ailleurs financé une grande partie des recherches qui ont été présentées. Avec un rayonnement certes beaucoup plus large, mais un positionnement comparable à celui de la Chaire de commerce électronique RBC Groupe Financier, la WIMI se présente avec la mission suivante:

  • Brings a passionate data-driven perspective to media businesses — i.e., content distribution and information acquisition — in a way that no other business school in the world can match.
  • Distinguishes itself with a tight focus on the interaction between content provider and user, capitalizing on the wealth of individual-level data that are exploding at the crossroads of commerce, technology, and entertainment.
  • Is dedicated to bringing world-class research rigor to better understand these complex interactions in order to drive new business strategies and tactics that will reshape the media landscape.
  • Par ailleurs, le critère de sélection des papiers reçus pour cet appel à soumissions était de retenir “what would most impact academia and industry”. Et l’atmosphère de la conférence était très intimiste à cet effet, afin que chacun puisse prendre le temps de rencontrer “l’autre” et établir un pont intéressant entre les deux univers et les besoins de chacun. Il y a notamment eu trois ‘practitioners’ panels’ où les panelistes étaient littéralement invités à lancer des problématiques d’entreprises afin que les chercheurs dans la salle saisissent au vol l’opportunité de recherche appliquée et l’accès au précieux data pour ce faire, que l’entreprise offrait volontiers à disposition. Une sorte de véritable encan de la recherche! J’avais jamais vu ça! Très efficace je dois dire! 🙂

    À titre d’introduction au thème de la conférence, je ne répéterai pas ici les définitions traditionnelles du UGC que tout le monde connaît, mais “as the fastest growing phenomena in the age of interactive media”, il est très intéressant de noter que deux éléments ne faisaient plus aucun doute à la conférence:

    • users – be they shoppers, authorities, the opinionated, aficionados, impassioned crowds or causal observers – all go online and share their voices on myriad topics
    • the collective voices impact every industry



    Ces deux affirmations étant ainsi acquises dans la présentation d’introduction de la conférence par Steve Ennen, Managing Director de la WIMI, les 15 présentations de la conférence se sont ensuite réparties sur 3 thèmes principaux: 1) les dynamiques du UGC, 2) l’évaluation de l’impact du UGC et 3) comment tirer profit du pouvoir d’influence du UGC.

    Il est impossible ici de couvrir toutes les présentations en un seul billet. Aussi, je vais choisir ‘the talk for each session’, c’est à dire, très subjectivement, celui qui m’a personnellement le plus intéressé ou marqué dans chaque thématique! 🙂

    Pour le premier bloc, j’ai beaucoup apprécié la première présentation de Nicolas Lurie du Georgia Tech Institute, concernant le rôle de la motivation et des façons de l’encourager sur la contribution. Dans sa recherche avec Hai Che et Allen Weiss, tous deux de l’université de Southern California, Dr Lurie a posé la question de pourquoi contribuer si on ne connaît pas les gens à qui cela profite? Et surtout quelles sont alors les différentes motivations à contribuer au profit d’inconnus?

    La réponse est que la motivation dépend de l’objectif visé et quatre objectifs ont ainsi été identifiés:

    1- to demonstrate expertise (effectiveness in providing contributions)
    2- to contribute broadly (multiple domains, opportunistic)
    3- to socialize (contribute with others)
    4- to be a guide for newbies (tenure in community)
    NB: different behaviors can pertain to the same person, there are not mutually exclusive

    Et après une étude sur les contributions des usagers de la communauté Marketingprofs.com, voici les takeways rattachées à ces motivations:

  • Motivation (show expertise, make social connections) affects contribution likelihood and amount in different ways;
  • Symbolic incentives can increase the likelihood and amount contributed to online forums even if these incentives have no value outside the forum;
  • Symbolic incentives (available points) can enhance or inhibit contribution behavior depending on participant’s motivation.
  • Enfin, les recommandations managériales proposées pour les gestionnaires de communautés découlant de ces résultats étaient les suivantes:

    • Seek to identify experts and provide them with symbolic incentives for contributing (Verizon example);
    • Provide symbolic incentives to those with long tenure in the community to continue contributing;
    • Encourage social connections, ideally without using symbolic incentives, since this may depress contributions (balancing act).

    Dans la seconde session sur l’évaluation de l’impact du UGC, j’ai beaucoup apprécié une étude portant sur sourceforge.net et les projets ‘open source’ qui y sont inscrits. La question de recherche était: “Comment l’UGC peut favoriser l’innovation (dans ce contexte)?”

    Contexte pour lequel trois types de UGC étaient identifiés:

    • UGC focused on identifying problems with an existing product –reports
    • UGC aimed at suggesting additional enhancements to an existing product –requests
    • UGC centered on providing customer-generated solutions to identified problems –revisions



    Il s’agit d’examiner le lien entre le UGC (volume) et le développement de nouveau produit et la réponse du marché.

    La conclusion était inattendue, car c’est en fait un effet inverse qui a été observé, à savoir que les projets qui ont des lancements de nouvelles versions fréquentes pour du software avec une base d’usagers bien établie, sont ceux qui génèrent un fort volume de UGC et non l’inverse (i.e.; fort volume de UGC qui favorise plus de mises à jour d’une application).

    Par ailleurs l’impact du UGC sur les mises à jour et la réponse du marché pour celles-ci, varie en fonction du type de UGC:

    • Reports boost release activity, but dampen market response
    • Requests dampen release activity and market response
    • Revisions have no impact on release activity, but boost market response

    Enfin, pour la 3e et dernière session qui portait sur comment capitaliser sur l’influence que représente le UGC dans le processus de décision du consommateur, j’ai beaucoup aimé la présentation de Yue Pan de l’Université de Dayton et Jason Q. Zhang de l’Université Loyola du Maryland. Le titre de cette présentation était: “Born Unequal: A Study of Perceived Persuasiveness of Online Consumer Product Reviews“.

    L’objectif de cette recherche était de renforcer tout ce qui a été établi au niveau du bouche à oreille (i.e.; WOM persuasion litterature) en se concentrant sur les mécanismes par lesquels les consommateurs évaluent les messages lorsqu’ils ne peuvent s’appuyer sur aucune indication d’inscription sociale (social cues). Par ailleurs, cette étude renforce ce que l’on sait sur la façon dont les consommateurs jugent de l’utilité des commentaires en ligne.

    La présentation a commencé par rappeler tout ce que la littérature scientifique a clairement démontré au niveau de l’impact des commentaires sur les produits. Ces derniers influencent:

    • Consumer attitude (e.g., Gershoff et al. 2003)
    • Purchase intentions or product sales (e.g., Chevalier and Mayzlin 2006; Liu 2006; Park et al. 2007)
    • Consumer evaluations of websites (e.g., Kumar and Benbasat 2006)
    • Customer value and loyalty (Gruen et al. 2005)
    • The success of new product introductions (Clemons et al. 2006)



    Par la suite, la question de l’impact du sens du commentaire (positif ou négatif) et de la longueur du commentaire a été adressée. Les deux constats sont que:

    • ‘Positive reviews are considered to be more persuasive than negative ones (positivity bias)’
    • ‘A longer review carries more persuasive power than a shorter review’

    Il est important de préciser ici que létude montre également que l’impact des caractéristiques des commentaires pouvait être modéré selon le type de produit (utilitaire ou expérientiel):
    Consumers are likely to discredit negative reviews for functional products to a lesser degree than for experiential products
    The effect of review length on review persuasiveness is more manifest in functional than in experiential products“.

    Enfin, la question des caractéristiques du contributeur ont été abordées par la recherche pour savoir quel impact cela avait sur le “perceived review persuasiveness”, et les 4 réponses suivantes ont été dégagées:

    • More innovative consumers adopt a new product earlier.
    • Different adopter types vary in the degree of opinion leadership (Rogers 1976, 2003).
    • The opinion leadership depends on the social distance between the opinion leader and the follower.
    • The relationship between review persuasiveness and reviewer innovativeness will follow an inverted U-shaped pattern.

    Sur la base des recherches de Rogers (2003), l’innovativité du contributeur était évaluée par des “socioeconomic characteristics, personality variables, and communication behaviors” rattachés aux commentaires ‘postés’ pour deux types de produits: un appareil photo et un jeu viédo de Rayman pour la console Wii.

    En conclusion de cette étude: “There seems to be an inverted-U shaped relationship between review persuasiveness and reviewer innovativeness”.

    Si je devais conclure sur la conférence dans son ensemble, je dirais que si le UGC et la conversation qu’il représente prennent clairement leur place comme une alternative intéressante à un marketing d’interruption plus traditionnel, on est encore loin du jour où il va complètement le remplacer – si ce jour vient un jour…a et ce, tant que la mesure et la valeur prédictive de cette nouvelle dynamique de la voix collective demeurent encore trop peu précisément cernées.

    Pour ceux que ce résumé incomplet laisse sur leur faim et qui souhaitent en connaître plus sur les recherches présentées à cette conférence, voici un autre billet très intéressant écrit par le professeur Yu Ping Liu de la Old Dominion University (Norfolk, VA), et l’accès à tous les powerpoints de la conférence.

    Je tiens à remercier ISMS (Informs Society for Marketing Science) les organisateurs de la conférence pour le soutien financier offert aux étudiants de doctorat pour couvrir les frais de déplacements (WIMI-MSI PhD students travel subsidies), ainsi que la Chaire de commerce électronique RBC Groupe Financier, de m’avoir permis de participer à cette conférence.

    15 / 12 / 20092009 Social Technographics Profile of Canadian Consumers

    All things come to those who wait…;)

    Here is the 2009 Social Technographics Profile of Canadian Consumers – at last!

    Forrester’s Social Technographics® classifies consumers into six overlapping levels of participation

    SocioTechnographics_Canada_09

    Here are the main results from the survey as presented in Nate Elliott’s post from Forrester’s blog:

  • With 79% of online Canadians connecting with social content in some way at least once a month, Canadians are among the most active consumers in any country we survey.
  • Well over half of online Canadians connect with social networks.

  • As in other countries, young Canadians use social technology more than older Canadians, but Gen X Canadians are still very active, with 85% using some form of social technology at least monthly.


  • Based on this level of activity, Canadian companies like the Vancity credit union, TELUS Mobility, and Molson have leveraged social applications from Facebook to YouTube to blogs to connect with consumers. Not to mention the NHL, which has great success with fan tweetups; it isn’t a Canadian organization but it might as well be given the enthusiastic response from Canadian tweeters.

    Nate also offers an interesting example of how knowing your constituencies help you better ‘connect’ with them, using the political realm as an interesting application domain:

    One of my favorite examples of social media marketing in Canada comes from the political realm. NDP leader Jack Layton recognized that his followers were among the most socially engaged in Canada, as you’ll see below. So he used Facebook, Twitter, and YouTube to energize NDP voters before the 2008 federal election — and that helped the party gain 31% more seats in Ottawa than they’d had in the previous government.

    soiotechnographics_canadians_politicalorientation_09
    Source: Canada Finance, Media and Marketing Survey, Q3 2009, Forrester Research.

    If you wish, you can also profile your customers “to determine what kind of relationship you want to build with them, based on what they are ready for”, instead of approaching “social Computing as a list of technologies to be deployed as needed — a blog here, a community there — to achieve a marketing goal.” (NB: The code to embed the tool on your website is provided).

    SocialTechnologyProfileTool

    merci @andrebelanger qui a tweeté cette étude et m’a permis de me mettre à jour avec des données canadiennes 🙂

    3 / 12 / 2009Découvrir les outils d’avenir de l’analyse de l’interaction en ligne

    ****URGENT: SUJETS RECHERCHÉS !****

    Recherche de la Chaire de commerce électronique RBC Groupe financier.

    Objectif
    Observer le comportement des consommateurs sur le site d’un détaillant Internet, en utilisant des appareils de suivi oculaire et de suivi physiologique.

    Des sujets pour faire quoi ?
    Naviguer sur un site Web le fun et recevoir 20$ cash! 🙂
    L’expérience dure environ 45 mn et vous aurez la chance de découvrir les outils d’analyse de l’interaction de demain!

    Quand ?
    Semaine du 14 décembre 2009

    Où ?
    Laboratoires Universitaires Bell – Local V13-1
    Pavillon Roger Gaudry (Pavillon Principal).
    Métro Université de Montréal

    LUB

    Pour participer?!

    18 ans et plus!

    Intérêt pour être en santé et en forme un atout! 😉

    Ne pas connaître Sandrine Prom Tep même si on aimerait encourager sa thèse 😉

    Contactez Sandrine.prom-tep@hec.ca ou Twitter.com/SandrinePromTep

    NB: Cette recherche doctorale a reçu un avis de conformité du Comité d’éthique à la recherche de HEC Montréal.

    20 / 11 / 2009“The Not Usable File”

    UserCentric_Consulting Firm

    The Illinois’ based consulting firm User Centric produces a very informative monthly newsletter and usually finds a ‘not usable file’ each time…I really like their November 2009’s pick! Here it is! Enjoy 😉

    The_Not_Usable_File_UserCentric_09

    And please acknowledge users’ determination, they never give up and overcome usability harsh times whenever they can…here is a great example of users taking usability into their own hands! I LOVE IT! Many thanx to User Centric for publishing it! 🙂

    Users_taking_Usability_into_their_own_hands_UserCentric09

    The User Centric people also do serious user research and here is their latest publication: The Handbook of Global User research (2009).

    Handbook of User ResearchBook Features

    • Presents a collection of hard won lessons from user research professionals around the world
    • Includes real-world examples of challenges involved with global user research and provides approaches to these issues
    • Contains problems, solutions, anecdotes, case studies
    • Outcomes from actual practice that illustrate actionable tactics

    Publisher: Morgan Kaufmann (ISBN: 978-0123748522) and the price: $49.95

    You can buy it here!

    13 / 11 / 2009Évaluation de site Web holistique pour la JMU09 #WUD09

    Holistique?

    Oui! 🙂

    Je veux parler d’évaluation de site Web combinant oculométrie + réponse physiologique + émotions!!

    Toute une triangulation méthodologique les amis (ou casse-tête de données selon certains…;-))

    220-802 050-SEPROAUTH-02 M70-101 70-458 70-462 100-101 640-554 700-505 70-457 70-460 C2150-197 EX0-001 070-243 70-466 C_THR12_66 C4040-225 1Z0-061 70-331 EX300 1Z0-060 MB2-701 70-467 EX200 M70-301 70-489 C2180-278 MB7-702 MB2-702 70-487 70-243 70-414 70-466 200-120 MB2-703 070-462 70-462 70-461 9L0-012 C_BODI_20 PRINCE2 1Z0-851 70-432 1Y0-253 070-496 100-101 648-244 070-668 C4040-252 650-752 70-642 HP0-Y50 E20-385 500-285 70-410 70-461 70-462 70-483 EX300 070-461 MB2-702 MB7-702 220-802 400-101 646-206 700-501 70-480 C4040-108 MB2-701 70-412 70-466 200-120 C4040-225 1Z0-061 70-347 C4090-452 MB2-703 400-101 70-410 70-417 70-463 70-488 70-462 C2090-303 C2090-614 70-461 70-486 70-411 400-101 646-206 300-206 70-243 74-325 C2020-622 Windows 7 key Windows 8 key Office 2013 microsoft office 2010 cheap Windows 7 key Office 2007 key Office 2010 key Office 2008 key Windows 7 Windows 8 Office 2013 microsoft office 2010 cheap Windows 7 key microsoft Office 2007 key microsoft Office 2010 key windows 7 key windows 8 key Office 2013 key windows 81 key microsoft 2010 key office 2010 office 2007 key buy windows 7 key cheap windows 7 key dowload office 2010 key cheap windows xp key cheap windows 2008 buy microsoft 7 key windows 2011 key windows 2011 adobe photoshop key rolex replica watch swiss replica watches replica watches for men replica watches Rolex replica watches rolex swiss replica watch top rolex replica swiss rolex replica watches cheap replica omega rolex replica watches latest replica omega watches replica omega watches 70-432 1Y0-253 070-496 100-101 648-244 070-668 C4040-252 650-752 70-642 HP0-Y50 E20-385 500-285 70-410 70-461 220-801 220-802 N10-005 SY0-301 000-221 00-780 N0-101 1z0-051 C4090-450 C4120-783 EX200 MB2-700 MB3-700 MB6-869 OG0-093 VCP-510 VCP550 70-486 70-418 400-101 70-410 050-SEPROAUTH-02 200-120 MB2-703 070-462 1Z0-554 1Z0-567 200-001 250-310 250-371 640-878 70-461 70-462 200-120 70-488 MB2-703 70-410 70-461 70-480 70-532 200-120 MB2-703 070-462 70-462 70-461 070-410 JN0-102 70-411 C_TADM51_731 C4090-958 70-483 EX300 070-461 MB2-702 MB7-702 220-802 MB2-703 70-411 MB5-705 C_TADM51_731 70-346 70-486 70-347 70-480 70-483 70-412 70-463 MB2-700 70-417 C_TAW12_731 400-101 MB2-702 70-487 400-101 646-206 700-501 70-480 C4040-108 MB2-701 070-411 100-101 640-554 700-505 70-457 70-460 C2150-197 EX0-001 070-243 70-466 700-501 050-SEPROAUTH-02 M70-101 70-458 CCD-410 70-341 70-464 70-680 74-335 350-018 C_TFIN52_66 70-243 VCP-550 70-414 70-466 100-101 JN0-102 VCP550 640-554 70-331 EX300 1Z0-060 MB2-701 70-467 EX200 350-001 700-505 640-911 M70-301 70-489 400-101 70-410 050-SEPROAUTH-02 200-120 MB2-703 070-462 70-462 70-461 070-410 JN0-102 70-411 CCD-410 70-341 70-464 70-680 74-335 M70-201 117-101 810-420 C2180-276 C4040-221 1Z0-599 350-029 820-421 C_THR12_66 117-102 70-342 MB5-705 C_TADM51_731 70-346 70-486 70-347 70-480 70-483 70-412 70-463 MB2-700 70-417 70-480 C4040-108 MB2-701 070-411 100-101 640-554 700-505 70-457 70-460 C2150-197 EX0-001 070-243 70-466 C_THR12_66 C4040-225 1Z0-061 70-347 C4090-452 VCP-550 070-177