Archive for the 'Comportement du consomateur/online consumer' Category

18 / 12 / 2009UGC: Générer-Influencer-Mesurer

La semaine dernière, et plus exactement les 11 et 12 décembre, j’ai eu la chance d’assister à la conférence Emergence and Impact of User-Generated Content à Philadelphie (architecture intéressante en passant!), (#WhartonUGC pour ceux qui ont suivi sur Twitter) organisée par la WIMI (Wharton Interactive Media Initiative) de la vénérable Wharton School of Business.

Un peu plus d’une centaine de participants du milieu académique et de l’industrie ont participé à cette conférence dont la qualité des présentations m’a vraiment impressionnée. Les conférences à dominante académique sont d’ordinaire accusées de manquer de pertinence (lire de retombées applicables dans la pratique), et pas toujours à tort, je dois reconnaître…

Ce n’était pas du tout le cas de cette conférence, où chaque présentation (ou presque!) offrait un takeaway immédiat pour l’ensemble des praticiens touchant de près ou de loin au UGC. Ce constat m’a agréablement surprise mais s’explique très bien par la mission de la WIMI qui organisait conjointement l’événement avec le MSI (Marketing Science Institute) – qui a d’ailleurs financé une grande partie des recherches qui ont été présentées. Avec un rayonnement certes beaucoup plus large, mais un positionnement comparable à celui de la Chaire de commerce électronique RBC Groupe Financier, la WIMI se présente avec la mission suivante:

  • Brings a passionate data-driven perspective to media businesses — i.e., content distribution and information acquisition — in a way that no other business school in the world can match.
  • Distinguishes itself with a tight focus on the interaction between content provider and user, capitalizing on the wealth of individual-level data that are exploding at the crossroads of commerce, technology, and entertainment.
  • Is dedicated to bringing world-class research rigor to better understand these complex interactions in order to drive new business strategies and tactics that will reshape the media landscape.
  • Par ailleurs, le critère de sélection des papiers reçus pour cet appel à soumissions était de retenir “what would most impact academia and industry”. Et l’atmosphère de la conférence était très intimiste à cet effet, afin que chacun puisse prendre le temps de rencontrer “l’autre” et établir un pont intéressant entre les deux univers et les besoins de chacun. Il y a notamment eu trois ‘practitioners’ panels’ où les panelistes étaient littéralement invités à lancer des problématiques d’entreprises afin que les chercheurs dans la salle saisissent au vol l’opportunité de recherche appliquée et l’accès au précieux data pour ce faire, que l’entreprise offrait volontiers à disposition. Une sorte de véritable encan de la recherche! J’avais jamais vu ça! Très efficace je dois dire! 🙂

    À titre d’introduction au thème de la conférence, je ne répéterai pas ici les définitions traditionnelles du UGC que tout le monde connaît, mais “as the fastest growing phenomena in the age of interactive media”, il est très intéressant de noter que deux éléments ne faisaient plus aucun doute à la conférence:

    • users – be they shoppers, authorities, the opinionated, aficionados, impassioned crowds or causal observers – all go online and share their voices on myriad topics
    • the collective voices impact every industry



    Ces deux affirmations étant ainsi acquises dans la présentation d’introduction de la conférence par Steve Ennen, Managing Director de la WIMI, les 15 présentations de la conférence se sont ensuite réparties sur 3 thèmes principaux: 1) les dynamiques du UGC, 2) l’évaluation de l’impact du UGC et 3) comment tirer profit du pouvoir d’influence du UGC.

    Il est impossible ici de couvrir toutes les présentations en un seul billet. Aussi, je vais choisir ‘the talk for each session’, c’est à dire, très subjectivement, celui qui m’a personnellement le plus intéressé ou marqué dans chaque thématique! 🙂

    Pour le premier bloc, j’ai beaucoup apprécié la première présentation de Nicolas Lurie du Georgia Tech Institute, concernant le rôle de la motivation et des façons de l’encourager sur la contribution. Dans sa recherche avec Hai Che et Allen Weiss, tous deux de l’université de Southern California, Dr Lurie a posé la question de pourquoi contribuer si on ne connaît pas les gens à qui cela profite? Et surtout quelles sont alors les différentes motivations à contribuer au profit d’inconnus?

    La réponse est que la motivation dépend de l’objectif visé et quatre objectifs ont ainsi été identifiés:

    1- to demonstrate expertise (effectiveness in providing contributions)
    2- to contribute broadly (multiple domains, opportunistic)
    3- to socialize (contribute with others)
    4- to be a guide for newbies (tenure in community)
    NB: different behaviors can pertain to the same person, there are not mutually exclusive

    Et après une étude sur les contributions des usagers de la communauté Marketingprofs.com, voici les takeways rattachées à ces motivations:

  • Motivation (show expertise, make social connections) affects contribution likelihood and amount in different ways;
  • Symbolic incentives can increase the likelihood and amount contributed to online forums even if these incentives have no value outside the forum;
  • Symbolic incentives (available points) can enhance or inhibit contribution behavior depending on participant’s motivation.
  • Enfin, les recommandations managériales proposées pour les gestionnaires de communautés découlant de ces résultats étaient les suivantes:

    • Seek to identify experts and provide them with symbolic incentives for contributing (Verizon example);
    • Provide symbolic incentives to those with long tenure in the community to continue contributing;
    • Encourage social connections, ideally without using symbolic incentives, since this may depress contributions (balancing act).

    Dans la seconde session sur l’évaluation de l’impact du UGC, j’ai beaucoup apprécié une étude portant sur sourceforge.net et les projets ‘open source’ qui y sont inscrits. La question de recherche était: “Comment l’UGC peut favoriser l’innovation (dans ce contexte)?”

    Contexte pour lequel trois types de UGC étaient identifiés:

    • UGC focused on identifying problems with an existing product –reports
    • UGC aimed at suggesting additional enhancements to an existing product –requests
    • UGC centered on providing customer-generated solutions to identified problems –revisions



    Il s’agit d’examiner le lien entre le UGC (volume) et le développement de nouveau produit et la réponse du marché.

    La conclusion était inattendue, car c’est en fait un effet inverse qui a été observé, à savoir que les projets qui ont des lancements de nouvelles versions fréquentes pour du software avec une base d’usagers bien établie, sont ceux qui génèrent un fort volume de UGC et non l’inverse (i.e.; fort volume de UGC qui favorise plus de mises à jour d’une application).

    Par ailleurs l’impact du UGC sur les mises à jour et la réponse du marché pour celles-ci, varie en fonction du type de UGC:

    • Reports boost release activity, but dampen market response
    • Requests dampen release activity and market response
    • Revisions have no impact on release activity, but boost market response

    Enfin, pour la 3e et dernière session qui portait sur comment capitaliser sur l’influence que représente le UGC dans le processus de décision du consommateur, j’ai beaucoup aimé la présentation de Yue Pan de l’Université de Dayton et Jason Q. Zhang de l’Université Loyola du Maryland. Le titre de cette présentation était: “Born Unequal: A Study of Perceived Persuasiveness of Online Consumer Product Reviews“.

    L’objectif de cette recherche était de renforcer tout ce qui a été établi au niveau du bouche à oreille (i.e.; WOM persuasion litterature) en se concentrant sur les mécanismes par lesquels les consommateurs évaluent les messages lorsqu’ils ne peuvent s’appuyer sur aucune indication d’inscription sociale (social cues). Par ailleurs, cette étude renforce ce que l’on sait sur la façon dont les consommateurs jugent de l’utilité des commentaires en ligne.

    La présentation a commencé par rappeler tout ce que la littérature scientifique a clairement démontré au niveau de l’impact des commentaires sur les produits. Ces derniers influencent:

    • Consumer attitude (e.g., Gershoff et al. 2003)
    • Purchase intentions or product sales (e.g., Chevalier and Mayzlin 2006; Liu 2006; Park et al. 2007)
    • Consumer evaluations of websites (e.g., Kumar and Benbasat 2006)
    • Customer value and loyalty (Gruen et al. 2005)
    • The success of new product introductions (Clemons et al. 2006)



    Par la suite, la question de l’impact du sens du commentaire (positif ou négatif) et de la longueur du commentaire a été adressée. Les deux constats sont que:

    • ‘Positive reviews are considered to be more persuasive than negative ones (positivity bias)’
    • ‘A longer review carries more persuasive power than a shorter review’

    Il est important de préciser ici que létude montre également que l’impact des caractéristiques des commentaires pouvait être modéré selon le type de produit (utilitaire ou expérientiel):
    Consumers are likely to discredit negative reviews for functional products to a lesser degree than for experiential products
    The effect of review length on review persuasiveness is more manifest in functional than in experiential products“.

    Enfin, la question des caractéristiques du contributeur ont été abordées par la recherche pour savoir quel impact cela avait sur le “perceived review persuasiveness”, et les 4 réponses suivantes ont été dégagées:

    • More innovative consumers adopt a new product earlier.
    • Different adopter types vary in the degree of opinion leadership (Rogers 1976, 2003).
    • The opinion leadership depends on the social distance between the opinion leader and the follower.
    • The relationship between review persuasiveness and reviewer innovativeness will follow an inverted U-shaped pattern.

    Sur la base des recherches de Rogers (2003), l’innovativité du contributeur était évaluée par des “socioeconomic characteristics, personality variables, and communication behaviors” rattachés aux commentaires ‘postés’ pour deux types de produits: un appareil photo et un jeu viédo de Rayman pour la console Wii.

    En conclusion de cette étude: “There seems to be an inverted-U shaped relationship between review persuasiveness and reviewer innovativeness”.

    Si je devais conclure sur la conférence dans son ensemble, je dirais que si le UGC et la conversation qu’il représente prennent clairement leur place comme une alternative intéressante à un marketing d’interruption plus traditionnel, on est encore loin du jour où il va complètement le remplacer – si ce jour vient un jour…a et ce, tant que la mesure et la valeur prédictive de cette nouvelle dynamique de la voix collective demeurent encore trop peu précisément cernées.

    Pour ceux que ce résumé incomplet laisse sur leur faim et qui souhaitent en connaître plus sur les recherches présentées à cette conférence, voici un autre billet très intéressant écrit par le professeur Yu Ping Liu de la Old Dominion University (Norfolk, VA), et l’accès à tous les powerpoints de la conférence.

    Je tiens à remercier ISMS (Informs Society for Marketing Science) les organisateurs de la conférence pour le soutien financier offert aux étudiants de doctorat pour couvrir les frais de déplacements (WIMI-MSI PhD students travel subsidies), ainsi que la Chaire de commerce électronique RBC Groupe Financier, de m’avoir permis de participer à cette conférence.

    15 / 12 / 20092009 Social Technographics Profile of Canadian Consumers

    All things come to those who wait…;)

    Here is the 2009 Social Technographics Profile of Canadian Consumers – at last!

    Forrester’s Social Technographics® classifies consumers into six overlapping levels of participation

    SocioTechnographics_Canada_09

    Here are the main results from the survey as presented in Nate Elliott’s post from Forrester’s blog:

  • With 79% of online Canadians connecting with social content in some way at least once a month, Canadians are among the most active consumers in any country we survey.
  • Well over half of online Canadians connect with social networks.

  • As in other countries, young Canadians use social technology more than older Canadians, but Gen X Canadians are still very active, with 85% using some form of social technology at least monthly.


  • Based on this level of activity, Canadian companies like the Vancity credit union, TELUS Mobility, and Molson have leveraged social applications from Facebook to YouTube to blogs to connect with consumers. Not to mention the NHL, which has great success with fan tweetups; it isn’t a Canadian organization but it might as well be given the enthusiastic response from Canadian tweeters.

    Nate also offers an interesting example of how knowing your constituencies help you better ‘connect’ with them, using the political realm as an interesting application domain:

    One of my favorite examples of social media marketing in Canada comes from the political realm. NDP leader Jack Layton recognized that his followers were among the most socially engaged in Canada, as you’ll see below. So he used Facebook, Twitter, and YouTube to energize NDP voters before the 2008 federal election — and that helped the party gain 31% more seats in Ottawa than they’d had in the previous government.

    soiotechnographics_canadians_politicalorientation_09
    Source: Canada Finance, Media and Marketing Survey, Q3 2009, Forrester Research.

    If you wish, you can also profile your customers “to determine what kind of relationship you want to build with them, based on what they are ready for”, instead of approaching “social Computing as a list of technologies to be deployed as needed — a blog here, a community there — to achieve a marketing goal.” (NB: The code to embed the tool on your website is provided).

    SocialTechnologyProfileTool

    merci @andrebelanger qui a tweeté cette étude et m’a permis de me mettre à jour avec des données canadiennes 🙂

    3 / 12 / 2009Découvrir les outils d’avenir de l’analyse de l’interaction en ligne

    ****URGENT: SUJETS RECHERCHÉS !****

    Recherche de la Chaire de commerce électronique RBC Groupe financier.

    Objectif
    Observer le comportement des consommateurs sur le site d’un détaillant Internet, en utilisant des appareils de suivi oculaire et de suivi physiologique.

    Des sujets pour faire quoi ?
    Naviguer sur un site Web le fun et recevoir 20$ cash! 🙂
    L’expérience dure environ 45 mn et vous aurez la chance de découvrir les outils d’analyse de l’interaction de demain!

    Quand ?
    Semaine du 14 décembre 2009

    Où ?
    Laboratoires Universitaires Bell – Local V13-1
    Pavillon Roger Gaudry (Pavillon Principal).
    Métro Université de Montréal

    LUB

    Pour participer?!

    18 ans et plus!

    Intérêt pour être en santé et en forme un atout! 😉

    Ne pas connaître Sandrine Prom Tep même si on aimerait encourager sa thèse 😉

    Contactez Sandrine.prom-tep@hec.ca ou Twitter.com/SandrinePromTep

    NB: Cette recherche doctorale a reçu un avis de conformité du Comité d’éthique à la recherche de HEC Montréal.

    20 / 11 / 2009“The Not Usable File”

    UserCentric_Consulting Firm

    The Illinois’ based consulting firm User Centric produces a very informative monthly newsletter and usually finds a ‘not usable file’ each time…I really like their November 2009’s pick! Here it is! Enjoy 😉

    The_Not_Usable_File_UserCentric_09

    And please acknowledge users’ determination, they never give up and overcome usability harsh times whenever they can…here is a great example of users taking usability into their own hands! I LOVE IT! Many thanx to User Centric for publishing it! 🙂

    Users_taking_Usability_into_their_own_hands_UserCentric09

    The User Centric people also do serious user research and here is their latest publication: The Handbook of Global User research (2009).

    Handbook of User ResearchBook Features

    • Presents a collection of hard won lessons from user research professionals around the world
    • Includes real-world examples of challenges involved with global user research and provides approaches to these issues
    • Contains problems, solutions, anecdotes, case studies
    • Outcomes from actual practice that illustrate actionable tactics

    Publisher: Morgan Kaufmann (ISBN: 978-0123748522) and the price: $49.95

    You can buy it here!

    13 / 11 / 2009Évaluation de site Web holistique pour la JMU09 #WUD09

    Holistique?

    Oui! 🙂

    Je veux parler d’évaluation de site Web combinant oculométrie + réponse physiologique + émotions!!

    Toute une triangulation méthodologique les amis (ou casse-tête de données selon certains…;-))

    7 / 05 / 2009Échelle de mesure de l’expérience client: tester le degré de maturité de celle que vous offrez

    Développée à partir des résultats d’un monitoring du degré de maturité de l’expérience client offerte par différentes entreprises, l’échelle de mesure proposée par cette étude se fonde sur les compétences et capacités qui ont été identifiées comme caractéristiques des entreprises qui réussissent à offrir une excellente expérience client, tout canal confondu.

    Au delà du petit test sympathique, l’ensemble des résultats de l’étude est intéressant à consulter! 🙂

    Je ne vais pas risquer de faire de la traduction-synthèse alors voici l’extrait d’un article de Incentive Mag (Smart Marketing How Mature is Customer Experience Management? March 20, 2009 By Don Peppers and Martha Rogers, Ph.D.), écrit par les auteurs eux-mêmes qui présentent l’intérêt de leur recherche propriétaire pour arriver à comprendre comment réussir à monétiser l’avantage compétitif que peut représenter l’expérience client:

    “A customer’s total experience with your company is worth way more than any single communication. Customers are human beings—they feel first, think second. And the interactions they have with you strongly influence their hearts, producing a longer-lasting impact than communications directed toward their heads. But how well does your company deliver customer experiences?

    The Customer Experience Maturity Monitor, a qualitative and quantitative research study conducted by Peppers & Rogers Group, SAS Institute, and Jubelirer Research, addresses this issue in its first report, “The State of Customer Experience Capabilities and Competencies.”

    While customer experience has always been important, today it is more critical to business success than ever before due to six factors:

  • The shift of brand control to consumers.
  • Heightened customer expectations.
  • Product commoditization.
  • The multi-channel environment.
  • The challenge of treating different customers differently.
  • Short-termism’s insidious effects on business decisions.[emphasis added] These factors are not due to the state of the economy, nor are they the latest consumer fad. Rather, they represent the consequences of the steady march of technology and the increasing “connectedness” of all human beings. Appreciating these important implications is the first step toward creating experiences that differentiate your brand.”
  • Lire l’étude complète en pdf.

    Pour compléter sur le sujet, voici un excellent article de HBR (Feb. 2007): “UNDERSTANDING CUSTOMER EXPERIENCE” de Christopher Meyer and Andre Schwager, qui était au programme de lecture du cours de marketing électronique que j’ai enseigné cette session d’hiver (petit clin d’oeil à mes étudiants!;).

    Merci à mon collègue Sol de la Chaire de commerce électronique RBC Groupe financier de HEC Montréal pour le lien! 🙂

    26 / 08 / 2008Measuring Behavior 2008 Conference


    J’ai la chance d’assister à Maastricht, en Hollande, à la 6è édition de cette conférence ultra spécialisée sur les méthodes et techniques en recherche comportementale.

    Du fait de son focus méthodologique plutôt que thématique, c’est une conférence réellement interdisciplinaire dans le vrai sens du terme, où l’on croise donc aussi bien des éthologues qui mesurent le comportement des rats par exemple, que des gens d’utilisabilité! Et attention, je ne compare certainement pas pour autant nos usagers à des rats de laboratoire ici! 😉

    Disons que cela fait un peu bizarre a priori mais pour observer le comportement d’êtres humains autant que d’animaux, l’instrumentation qui permet de recueillir le data est presque la même dans tous les cas, et l’importance capitale d’un design expérimental rigoureux est un souci clairement partagé!

    Pour mon premier jour de conférence aujourd’hui, j’ai assisté à deux tutoriels vraiment intéressants, portant respectivement sur l’oculométrie et sur la mesure thermographique. Je partage avec vous rapidement (car il est tard déjà en Hollande!) quelques points qui m’ont semblé constituer une mention d’intérêt sur ces types de “human behavior recordings”, par rapport à tout ce que l’on peut déjà lire et de base, qui se trouve un peu partout et notamment sur le Web.

    Using eyetracking for measuring and analyzing human behavior

    Cet excellent tutoriel donné par le responsable de la formation chez Tobii s’adressait à tous mais surtout à ceux qui n’ont jamais utilisé l’oculométrie et qui se demande ce que cela peut leur apporter. Ceci-dit, Tommy Strandvall nous a présentés différentes études couvrant des domaines d’application très variés tels que cognitive psychology, developmental psychology, et notamment une étude avec des bébés de 5 et 7 mois ne pouvant ni écrire ni parler mais suivre des yeux(i.e.; infant research), Experimental psychology avec un test de change blindness où les usagers devaient identifier un changement dans l’image clignottante…avec difficulté!, et bien entendu, il a présenté aussi des exemples d’études dans des domaines que nous connaissons bien comme media psychology, et HCI and Usability research.


    En plus des mesures classiques de la durée des fixations et des saccades, le présentateur a pointé la mesure “time to first fixation” sur une zone d’intérêt. On peut ainsi comparer quel menu est vu en premier par exemple (haut, gauche, etc.). En conception, c’est notamment très utile pour comparer deux positionnements de bouton ou autre fonctionnalité par exemple.

    En combinant cette mesure avec du “retrospect think-aloud protocol”, il est facile de savoir ce qui se voit tout de suite ou pas et de comprendre pourquoi. En effet, le protocole verbal classique permet de savoir ce que l’usager pense à voix haute de façon concourante à la tâche, ce qui lui permet d’exprimer parfois sa frustration par rapport à une incompréhension mais sans nécessairement pouvoir penser et verbaliser en même temps ce qu’il pense être la source de sa difficulté.

    Lorsque l’on sait déjà qu’un objet n’est pas vu dans l’écran par l’oculométrie et que l’on demande ensuite pourquoi en repassant l’enregistrement, il est plus facile d’obtenir une explication de ce que l’usager pense avoir été à l’origine du problème (ex. “c’est parce que c’est trop petit”, ou “trop proche de l’autre objet”, ou “pas à l’endroit où c’est d’habitude”, ou “je ne reconnais pas l’icone”, etc.).

    The theory behind and application of thermographic recordings

    Voici quelques photos:

    Changement de température de la main

    Sweat dots on thumb from stress

    Pour ceux que cela intéresse, voici le résumé de l’étude exploratoire que nous avons présentée à cette conférence:

    Web site quality evaluation combining eyetracking and physiologicial measures to self-reported emotions: an exploratory research

    by S. Prom Tep, A. Dufresne, J. Saulnier, and M. Archambault.

    9 / 11 / 2007Comment créer des usagers passionnés?

    Comment créer des usagers passionnés?

    “Where there’s passion, there’s usually a user kicking ass”.

    “Help give your users a “I kick ass” experience, and you’ll greatly increase the chances that they’ll become passionate”.

    Déclaration intriguante n’est-ce pas?
    Fort intéressante aussi, right?
    Moi cela me donne le goût d’en savoir plus et de savoir aussi…

    Q: Qui l’a déclarée?

    R: La réponse est Kathy Sierra. Programmeuse de formation. Mais encore?

    OK j’arrête mes devinettes avant de vous énerver. Voici la petite histoire…

    Tout récemment du 21 au 25 octobre, la conférence ooPSLA 2007 (Object-Oriented Programming and Software Languages) a eu lieu à Montréal au Palais des Congrès. Parmi les conférenciers, se trouvait Kathy Sierra.

    Kathy Sierra est très connue notamment pour la série de livres de programmation à la présentation totalement avant-garde Head First. Ces livres de self-help en programmation offre un concept pédagogique totalement révolutionnaire car basé avant tout sur ce qui motive les gens à lire le contenu, et non sur l’organisation hiérarchique inhérente au domaine de connaissances du contenu de type classique tel que thème/sous-thème, etc.

    Voici une présentation rapide du profil de Kathy Sierra qui est encore disponible sur le site de la conférence:

    Kathy Sierra was a games programmer in the 90’s, and later a master trainer for Sun. Her skills at leveraging enthusiasm merged, and she became adept at helping people learn by igniting their own energy for a topic. All of these ideas erupted in Head First series of books, launched by Kathy and her partner Bert Bates. The Head First books are a total rethink of what makes books work, and they’re hugely popular, gaining a number of Jolt! award nominations. Much of Kathy’s recent writing has been on her Passionate Blog also called Creating Passionate Users blog.

    Il vous faut A_B_S_O_L_U_M_E_N_T découvrir ce blogue! Il est vraiment dément, et surtout pour sa liste de Past Favorites placés dans la marge de gauche où chaque billet vaut le détour pour être savoureux en réflexion et en humour.

    Pour vous mettre l’eau à la bouche, voici deux de mes préférés:

    The Featuritis vs. the Happy User Peak avec le schéma de la “Featuristis curve” qui est vraiment trop drôle!

    Can you have too much ease-of-use? avec le schéma intitulé “Keeping users engaged“…

    Pour ceux qui veulent écouter sa conférence à ooPSLA 2007 au complet, voici son podcast.

    Enjoy! 🙂

    [Un gros merci à Anik St-Onge et à son chum Benoit Perron de m’avoir fait découvrir Kathy Sierra en ayant assisté à ooPSLA!]

    25 / 10 / 2007Customization and User-Centric Mobility: the 2 major themes at MCPC2007

    Suite à la conférence MCPC2007 qui a eu lieu à Montréal le 11 octobre dernier, à ma grande surprise, je n’ai pas vraiment lu beaucoup de commentaires sur les présentations et panels dans les blogues montréalais…en dehors de ce post-ci de Virtual Fashion Technology et de quelques retours évidents sur la conférence vedette de Don Tapscott (voir les posts de Michel Leblanc et Jean-Philippe Samedi).

    Il serait unfair pour les présentateurs et impossible de reprendre ici l’ensemble des contenus abordés dans les 5 panels présentés. J’ai clairement retenu cependant la richesse conceptuelle de customization et d’identité virtuelle mobile sur mesure. Reprenons ici les termes du communiqué de presse de la présidente de MonMannequinVirtuel à propos de son dernier bébé/produit BrandMe:

    “As Louise Guay, Founding President of My Virtual Model notes: “The seminar
    is the perfect occasion to announce our latest product BrandME, I am the brand,
    a new tool that gives users the power to personalize and tailor-make their own
    look by manipulating collections from major brands such as H&M, Levis, and
    Adidas. This tool is part of the current transformations that are
    reshaping retail trade. Now everyone can follow fashion in their own
    way.”

    La grande nouveauté conceptuelle proposée serait que désormais, l’identité virtuelle de l’individu – que ce soit via un profil d’usager ou un avatar – ne devrait plus être site-specific donc seulement rattachée à un site, mais bien plutôt user-specific, ce qui amène la notion associée de portabilité (interopérabilité d’un site à l’autre), et par extension de mobilité (toujours accessible, aussi bien via son fureteur que son cellulaire).

    L’objectif final serait de permettre à l’usager d’avoir recours aux caractéristiques de son profil en tout temps, selon le paradigme du wherever whenever, ce qui voudrait dire par exemple de pouvoir appliquer ses préférences de taille, type, couleurs, etc. de chaussures de sport aussi bien sur le site de NikeID que sur celui de Reebok, au lieu d’être consommateur captif de ce que chacun de leur site peut offrir…

    Cela permettrait par exemple de pouvoir apprécier un modèle de maillot de bain qui nous tenterait mais de lui préférer une légère variante de bretelles qui croiseraient en arrière plutôt qu’en avant et de le commander ainsi sur mesure, que le modèle existe ou pas, et sur simple “spécification”.

    Cela faciliterait aussi la configuration par exemple d’un jeans dont le type et le style, etc. seraient sur mesure en fonction de vos formes et de le faire produire ensuite “sur demande”, chaque fois que le besoin se fait sentir, et ce, que son style soit à la mode ou non cette année là…la fonctionnalité de mémoire du produit sur mesure étant enregistrée dans votre profil.

    Bon, j’avoue que je n’ai retenu que les exemples qui m’intéressaient en tant que femme…mais bon…il est facile d’imaginer l’avantage pour le consommateur de récupérer ainsi le contrôle sur ses préférences et de les “transporter” de site en site, pour pouvoir aisément comparer ce qu’elles leur permet d’obtenir concrètement avec chaque marque pour les différents produits de consommation de son choix.

    Il est également facile d’imaginer qu’il n’est pas évident a priori que les compagnies embarquent dans cette nouvelle perspective renversée/inversée de pouvoir face à l’approche traditionnelle du commerce de détail qui devient plus customer-centric que company-centric.

    En tant qu’ergonome des interfaces engagée dans un PhD en marketing, il est clair pour moi que le phénomène de customization de masse est aussi intéressant sur le plan économique que ne le sont les fonctionnalités d’interface qui permettent son actualisation sur le Web.

    Je n’ai pas eu encore la chance d’approfondir ce sujet de recherche mais j’ai cependant l’honneur de partager avec vous deux présentations liées à ce thème et absolument state-of-the-art dans le domaine, et provenant de deux collègues de la Chaire de commerce électronique RBC GRoupe financier des HEC, qui ont très gentiment accepté de partager et de faire partager leurs présentations. Je profite de l’occasion pour les en remercier chaleureusement une fois de plus, et vous invite à les contacter directement si vous avez des demandes d’informations, précisions ou questions.

    La première des présentations est de Anik St-Onge, candidate au PhD en marketing et chargée de cours à HEC Montréal. Ce document vulgarise très bien ce que représente la customization au niveau de l’entreprise, établit la distinction conceptuelle avec la personnalisation et fait le lien avec le marketing viral.

    La customization, la personnalisation et le marketing viral, par Anik St-Onge, Octobre 2007.
    Télécharger pdf de la présentation.

    L’autre présentation est de Aurélie Merle, Professeure associée à l’École de Management de Grenoble en France, qui offre vraiment ce qui est à la fine pointe de la recherche actuelle dans le domaine.

    La valeur perçue de la customization de masse: proposition et test d’un modèle conceptuel par Aurélie Merle, octobre 2007. Télécharger pdf de la présentation.

    Enjoy! 🙂

    1 / 03 / 2007Experts vs Usagers: absence de débat ou faux débat?

    Hier, Mardi 27 février, j’assistais au petit déjeuner-confrontation de l’AMM-PCM Web de l’Association de Marketing de Montréal. S’y tenait la promesse d’un débat s’annonçant fort intéressant, car opposant deux conceptions de l’évaluation de la performance des sites Web.

    Les deux “adversaires” étaient Jacques Nantel (Chercheur/Professeur à HEC Montréal, titulaire de la Chaire de commerce électronique RBC Groupe Financier) et Louis Duhamel (Associé de Secor, consultant au sein de l’équipe Secor-Taktik). Comme le rapporte bien Michel Leblanc, il faut saluer le fait qu’au delà de toute issue à ce débat, au départ, il fallait avoir le courage de s’affronter ici car chacun des conférenciers se devait de défendre fermement sa position respective, soit:

    la méthodologie de la Chaire de commerce électronique RBC Groupe Financier centrée sur le recueil de données provenant des usagers
    vs

    la méthodologie de Secor basée sur les avis d’experts

    Si l’objectif du débat se voulait essentiellement centré sur les deux outils Webperform développé à la Chaire de Monsieur Nantel et l’indice Secor-Commerce, la réalité en a été toute autre. En effet, chaque interlocuteur avait environ 15 mn pour présenter leurs outils d’évaluation avant que le débat ne commence. Mais ce débat n’a jamais véritablement débuté…car après avoir suivi la présentation de sa méthodologie (combinaison d’outils variés pour une meilleure triangulation méthodologique des résultats), Jacques Nantel a cédé la parole à Louis Duhamel, qui lui, n’a jamais présenté la sienne? Dans la salle, on a tous espéré, attendu, mais à la place, Monsieur Duhamel a réaffirmé l’importance stratégique incontournable des experts (entendre ici des experts en…commerce électronique? évaluation de sites? de Secor? d’autres firmes partenaires? Combien exactement en tout et de chaque organisation? En fait, cela n’a jamais été précisé…jusqu’à ce qu’un participant à la conférence se lève pour demander ces précisions sur l’approche de Secor) pour guider les entreprises désireuses de se positionner stratégiquement sur le Web via des sites performants. Nous sommes tous d’accord avec cela certes, mais encore? Monsieur Duhamel a poursuivi ensuite sa présentation sur la ligne d’argument défensive déclarant que le débat n’avait pas de raison d’être dans le fond, car “les usagers, c’est vrai que c’est quand même important aussi”, et c’est pourquoi Secor a d’ailleurs complété son indice par des tests d’utilisabilité en partenariat avec une autre firme de consultation depuis l’an dernier, reconnaissant du coup -mais sans le dire pour autant-, la supériorité méthodologique de l’approche dévelopée à la Chaire RBC Groupe Financier.

    Voilà pourquoi je parle d’absence de débat dans le titre de ce billet…mais pourquoi aussi parler de faux débat?

    Parce que dans tous les cas, on parle ici d’évaluation de la performance des sites Web, ce qui est parfait pour “diagnostiquer” des problèmes de structure, des incohérences terminologiques ou identifier notamment les culs-de-sac par exemples, comme l’a très bien souligné Monsieur Nantel mais “et après, que fait-on pour améliorer notre site et notre trafic?” a demandé Gilles Lajoie de lapresseaffaires.com qui animait le débat.

    Et c’est là que les termes mêmes du débat ne tiennent plus, car lorsque l’on prend la peine de les consulter, les usagers indiquent leurs besoins, attentes et souhaits, que ce soit en les rapportant par écrit eux-mêmes via des questionnaires ou en les verbalisant à haute voix lors de tests usagers par exemple, mais en aucun cas, ce sont les usagers qui formulent et conçoivent les solutions qui répondent à leurs besoins, attentes et souhaits…cela prend des experts pour analyser et traduire ceux-ci en sites qualifiés ensuite par tous de “performants”.

    Fin du débat. Ou en tout cas d’un débat que, comme ergonome des interfaces, j’aurais aimé voir se dérouler bien plus sur ce terrain là…

    Tags: ,

    220-802 050-SEPROAUTH-02 M70-101 70-458 70-462 100-101 640-554 700-505 70-457 70-460 C2150-197 EX0-001 070-243 70-466 C_THR12_66 C4040-225 1Z0-061 70-331 EX300 1Z0-060 MB2-701 70-467 EX200 M70-301 70-489 C2180-278 MB7-702 MB2-702 70-487 70-243 70-414 70-466 200-120 MB2-703 070-462 70-462 70-461 9L0-012 C_BODI_20 PRINCE2 1Z0-851 70-432 1Y0-253 070-496 100-101 648-244 070-668 C4040-252 650-752 70-642 HP0-Y50 E20-385 500-285 70-410 70-461 70-462 70-483 EX300 070-461 MB2-702 MB7-702 220-802 400-101 646-206 700-501 70-480 C4040-108 MB2-701 70-412 70-466 200-120 C4040-225 1Z0-061 70-347 C4090-452 MB2-703 400-101 70-410 70-417 70-463 70-488 70-462 C2090-303 C2090-614 70-461 70-486 70-411 400-101 646-206 300-206 70-243 74-325 C2020-622 Windows 7 key Windows 8 key Office 2013 microsoft office 2010 cheap Windows 7 key Office 2007 key Office 2010 key Office 2008 key Windows 7 Windows 8 Office 2013 microsoft office 2010 cheap Windows 7 key microsoft Office 2007 key microsoft Office 2010 key windows 7 key windows 8 key Office 2013 key windows 81 key microsoft 2010 key office 2010 office 2007 key buy windows 7 key cheap windows 7 key dowload office 2010 key cheap windows xp key cheap windows 2008 buy microsoft 7 key windows 2011 key windows 2011 adobe photoshop key rolex replica watch swiss replica watches replica watches for men replica watches Rolex replica watches rolex swiss replica watch top rolex replica swiss rolex replica watches cheap replica omega rolex replica watches latest replica omega watches replica omega watches 70-432 1Y0-253 070-496 100-101 648-244 070-668 C4040-252 650-752 70-642 HP0-Y50 E20-385 500-285 70-410 70-461 220-801 220-802 N10-005 SY0-301 000-221 00-780 N0-101 1z0-051 C4090-450 C4120-783 EX200 MB2-700 MB3-700 MB6-869 OG0-093 VCP-510 VCP550 70-486 70-418 400-101 70-410 050-SEPROAUTH-02 200-120 MB2-703 070-462 1Z0-554 1Z0-567 200-001 250-310 250-371 640-878 70-461 70-462 200-120 70-488 MB2-703 70-410 70-461 70-480 70-532 200-120 MB2-703 070-462 70-462 70-461 070-410 JN0-102 70-411 C_TADM51_731 C4090-958 70-483 EX300 070-461 MB2-702 MB7-702 220-802 MB2-703 70-411 MB5-705 C_TADM51_731 70-346 70-486 70-347 70-480 70-483 70-412 70-463 MB2-700 70-417 C_TAW12_731 400-101 MB2-702 70-487 400-101 646-206 700-501 70-480 C4040-108 MB2-701 070-411 100-101 640-554 700-505 70-457 70-460 C2150-197 EX0-001 070-243 70-466 700-501 050-SEPROAUTH-02 M70-101 70-458 CCD-410 70-341 70-464 70-680 74-335 350-018 C_TFIN52_66 70-243 VCP-550 70-414 70-466 100-101 JN0-102 VCP550 640-554 70-331 EX300 1Z0-060 MB2-701 70-467 EX200 350-001 700-505 640-911 M70-301 70-489 400-101 70-410 050-SEPROAUTH-02 200-120 MB2-703 070-462 70-462 70-461 070-410 JN0-102 70-411 CCD-410 70-341 70-464 70-680 74-335 M70-201 117-101 810-420 C2180-276 C4040-221 1Z0-599 350-029 820-421 C_THR12_66 117-102 70-342 MB5-705 C_TADM51_731 70-346 70-486 70-347 70-480 70-483 70-412 70-463 MB2-700 70-417 70-480 C4040-108 MB2-701 070-411 100-101 640-554 700-505 70-457 70-460 C2150-197 EX0-001 070-243 70-466 C_THR12_66 C4040-225 1Z0-061 70-347 C4090-452 VCP-550 070-177