1 / 03 / 2012Design de persuasion: influencer une génération qui carbure à l’influence sociale


Matériel présenté lors de la conférence Infopresse du 29 février 2012: Jeunes: Génération Y et Z

21 / 04 / 2010Can I trust agent Chris Brogan?

Chris Brogan constitue ‘LA’ Conférence très attendue de tous en ce 21 avril 2010 au #RDVWeb d’Infopresse. Comme j’ai twitté toute la journée les différents highlights des précédentes conférences, j’ai choisi de réserver celle-ci pour le blogue 🙂 Et comme je suis pas mal certaine qu’il va nous parler de ‘trust agents’ en long et en large (surpris?), je me suis permise un jeu de mot bien facile avec mon titre…Jeu de mot et jeu de défi en fait, car comme tous ces grands noms qui nous ‘visitent’, j’aime bien sentir la personne derrière la pensée et le nouveau marketing qu’il vient nous vendre.

Je suis sûre de ne pas avoir la chance de commenter en même temps que j’écoute si je ne veux pas en perdre une miette, mais je vous propose au moins de vous rapporter ‘en direct’ les éléments clés que j’en retiens au fur et à mesure.
Bonne lecture!

Bon voilà les quelques mots de français viennent d’être sortis…on va pouvoir commencer 😉

Prez intro
Interesting times: something like a new recipe for which you have to build the restaurant…
…but nothing’s new: 100 years ago, I would tell you how the phone is great and your boss would deny saying why would we need the phone?
SM tools are the new phones…

Paper and pencil prez written in the plane…never gives a prez twice…(can I trust that one U think? 😉

level-setting
the tools don’t matter, Twitter, FB,…they’re already obsolete, no bike ever won the tour de France!

lead-generation
Beware: friends are not leads because leads lead to business (but still, for what I know Chris regularly invites everyone to connect on LinkedIN via @Chrisbrogan)
so the real Q is where are U making your money?
don’t get tricked: Newspaper people don’t make money on content but on advertising
(reminds me of a recent post he made on his blogue about business models analysing some of his)
So U wonder: What true lead generation means for example? Old style effective lead generation…
Showing the top left buttons on his site, Chris asks: do U make your site direct on the real call to actions?
Content marketing based on writing interesting content to interest people in my business and leads which can come from clients as well as from competitors & co-opetitors = Outposts
Reach out to the outposts!
Social web time: if you have 2 hours to devote to it…split this 20-60-20 (half hour: for reading, 1 hour for connecting, last half hour for publishing)

What about Content?
your white paper is just as good as anyone else’s…and will be downloaded in a when I get time directory…
So! Make it portable to be shared as often as it can and maybe read/seen/listened to…
Q: What do mafia and Walmart have in common? – A: Distribution and circumventing its systems
Sharable content is a matter of distribution: distribution of your Web ‘tiny stamp’ to get a share of other’s Web real estates…
In that perspective: email is still in, becauze still most effective distribution channel…yes and inherently ‘portable’…

Chris gives Montreal community some advice:
-flag your content outside of your bubble
-light up the location! : very hard to find this (Infopresse) event on the Web even with google translation…
-Julien Smith is co-author of ‘Trust agents’… and a Montrealer known outside
-Cirque du Soleil understood that and is a great example/model

It’s all about favors and respect…which U know already… but how does it work?
We buy from people that we like: the people we do business with are more important in the business decision than the $$
Sexy data
“U live or die by Ur DATABASE” quote from former associate at Vodaphone
Nurture your DB daily…or it will be hard to ask favors…ex. wish Happy Birthday to your FB friends on any platform but FB where they won’t expect it…to add value to the little attention…these details build the relationships and are all the more true with SM! It’s a SOCIAL web…

Q&A at the end:
Q-content format?
A-Great kind of Highlander Q: can there be only one? Crhis adds #Nerdjoke…
A-very rare occasions where U can only do one sort and win since search crawlers need something to do during the day…

and as a final word in French…Merci!

Conclusion? On peut avoir confiance que Chris Brogan est un bon agent de conférence!! :))

Je remercie Sylvain Sénécal et la Chaire de commerce électronique RBC Groupe Financier de HEC Montréal, de m’avoir permis d’assister à cette journée de conférence Infopresse.

26 / 09 / 2008Marketing des produits financiers


Mercredi 24 septembre dernier, s’est tenue la Journée Infopresse sur le Marketing des Produits Financiers.

Un beau tour d’horizon de la question au travers de 4 conférences de types variés et complémentaires:

  • Du conseil stratégique par Simon Lamarche d’Adviso Conseil, présentant un excellent survol d’introduction aux différentes stratégies (moteurs de recherches, blogues, réseaux sociaux, etc.) pour mieux s’insérer dans le processus de décision du consommateur alors que celui-ci s’informe justement de plus en plus en ligne.
  • De l’application CRM par Claude Ménard de MCDS.
  • De la démonstration par l’exemple de Vancity, une institution aussi importante qu’innovante dans le domaine bancaire de par sa stratégie de marque qualifiée de “révolutionnaire”, du fait de sa philosophie d’entreprise socialement responsable (RSE), et de son positionnement marketing combinant précisément ses valeurs et ses actions comme élément-clé de différenciation. C’était LA conférence internationale de la journée, donnée par Patrick Gill, Directeur, marque et communication-marketing chez Vancity et sincèrement, leurs campagnes de pubs hyper originales et radicalement surprenantes ont permis de clore la conférence sur une belle note très Up Beat. Ce à quoi, je dois dire, je ne m’attendais pas particulièrement dans le contexte d’une conférence liée à une industrie aussi conventionnelle.
  • De la science du comportement du consommateur avec dans un premier temps, un portrait du Online Banking par Sylvain Sénécal, Professeur agrégé à HEC Montréal et titulaire de la Chaire de commerce électronique RBC Groupe Financier, et dans un second temps, la présentation des qualités d’un bon site bancaire au travers d’une étude de cas illustrant la mise en oeuvre (à toute épreuve 😉 de la méthodologie d’évaluation de la qualité électronique d’un site Web développée par la Chaire RBC.Le clin d’oeil du “à toute épreuve” est une NDLR, ET de la présentatrice, ET de votre blogueuse préférée…bref, ça m’a fait vraiment fait triplement plaisir de présenter cette deuxième partie plus appliquée et intimement liée à l’expérience usager…à titre de co-directrice des partenariats de la Chaire, d’Ergonome des interfaces et d’étudiante au doctorat sous la direction de Sylvain 😀

    Je vous avoue que c’est assez rare que les trois chapeaux “fittent si tight” ensemble en une seule et même activité de ma journée!!! Merci Sylvain! 😉

    N.B.: Une copie de la présentation est disponible pour téléchargement sur le site de la Chaire.

  • 21 / 03 / 2008Google et les “nouveaux” modèles d’affaires “révolutionnent”-ils vraiment la gestion?

    Google et les “nouveaux” modèles d’affaires “révolutionnent”-ils vraiment la gestion?

    Voilà plus de deux semaines que cette journée de conférences Infopresse sur Google et les nouveaux modèles d’affaires qui révolutionnent la gestion a eu lieu, et je traîne encore ce billet dans ma tête et à moitié écrit en brouillon dans Blogger…

    En fait, chaque conférence apportait de bons points et était vraiment très intéressante en soi comme cela a pu être rapporté dans différents billets de la blogosphère par ci (Mario Asselin), par (Nicolas Cossette) et encore ici (Guillaume Brunet) et (Michelle Blanc) ou (Marie-Chantale Turgeon), mais c’est de trouver un véritable fil conducteur entre elles qui m’a posé problème…je ne suis pas sortie de la journée, convaincue de la “révolution” de la gestion que ces nouveaux modèles d’affaires représentent, en tout cas, pas sur la base des points clés qui m’ont semblé être mis de l’avant dans les différentes conférences.

    Comme si derrière le titre accrocheur, je ne pouvais m’empêcher d’être sceptique…C’est plus fort que moi, dès que l’on utilise des mots comme “nouveau“, “révolution“, mon cerveau se met en état d’alerte et mes antennes critiques se lèvent répondant à cet appel incontrôlable à la méfiance…

    Dans le cadre du séminaire doctoral sur le “Développement de la théorie et de la pensée marketing” (voir le programme de doctorat en administration des HEC), j’ai eu à me pencher sur l’év-o/a-luation du concept de Relationship Marketing. J’avais intitulé cette réflexion: “Le marketing relationnel : évolution ou révolution?”. Cela portait donc sur l’évaluation critique du buzzword (déjà relégué au passé) du “marketing relationnel”. S’agit-il véritablement d’un nouveau concept, d’une nouvelle théorie, d’une école de pensée voire même d’un nouveau paradigme?

    J’entends déjà certains se dire “faut bien être doctorante et avoir du temps à perdre pour se poser ce genre de question-masturbation”, mais qui s’y attelle sait qu’apprendre à réfléchir nécessite des prétextes de réflexion, et plusieurs mêmes pour se pratiquer, et du temps, b-e-a-u-c-o-u-p de temps…et vu comme ça, un doctorat, même une vie!, ce n’est pas assez long pour vraiment apprendre à bien réfléchir…;-)

    Mais ce n’est pas à une conclusion sur la (non?-)pertinence des études graduées à laquelle je voulais en venir avec la mention de ce travail de réflexion. En bref, mon analyse conceptuelle du marketing relationnel, soulignait à quel point – ne serait-ce que par la terminologie, il est intéressant de faire ressortir la “fonction contactuelle” du marketing. C’est une façon de faire ressortir la dimension relationnelle nécessairement importante entre un vendeur et un acheteur. Mon travail documentait également qu’il était possible de retracer la généalogie du concept de marketing relationnel au “Marketing Concept” des années 50, qui avait déjà souligné l’importance de cette relation, et avait de ce fait contribué à la renommée de GE et Pillsbury à notamment à l’époque. Pour ceux que cela intéresse, lire ses nombreux travaux sur l’histoire du marketing ou écrire au professeur Robert Tamilia à l’UQAM.

    Donc derrière sa nouvelle appellation sexy, le marketing relationnel peut être considéré par certains comme du vieux réchauffé, bien repackagé (ce que les gens de marketing sont souvent accusés de trop bien savoir faire! 😉 Je ne tranchais pas dans mon document – et ne trancherais pas plus ici! – par un positionnement sur la question, car le débat autour des arguments de la question me paraît plus riche que celui autour de savoir qui a raison. Et donc si on la généralise, la question de fond revient à se demander jusqu’à quel point une chose est conceptuellement assez nouvelle pour pouvoir être qualifiée de révolution? Et pour en revenir à notre conférence, si les contenus des trois conférenciers sont pris sous cet angle, à quelle révolution de la gestion exactement, correspond ces nouveaux modèles d’affaires?

    Donc trois excellents conférenciers sont venus nous entretenir de Google et de ces nouveaux modèles d’affaires le 27 février dernier. Bernard Girard (journaliste français et auteur du livre “Le modèle Google“), Stéphane Gauvin (professeur de marketing à l’Université Laval) et James Surowiecki (auteur du livre “Wisdom of the Crowds: How the Many are Smarter than the Few and How Collective Wisdom Shapes Business, Economies, Societies and Nations“). Dans les trois cas, je tiens à le répéter, j’ai beaucoup apprécié le contenu des présentations, c’est leur lien de débat autour du thème de la “révolution de la gestion” que j’ai cherché plus longtemps…Alors c’est avec charmant délai de réflexion, que je vous dévoile enfin mon appréciation des façons dont le thème central de la conférence a été défendu.

    • “Le modèle Google: une révolution du management” par Bernard Girard

    Premier conférencier, Bernard Girard a consacré la grande part de son heure à présenter deux points clés à propos de Google: 1) la gratuité comme modèle économique et 2) le mode de fonctionnement en R&D continus – typiquement calqué de l’univers académique. Comme le soulignait mon chum en révisant le premier draft de ce billet (et il lui arrive également à l’occasion de réfléchir sur ces questions ;-)))), il est important de bien distinguer ici ce qui se rapporte au modèle d’affaire et ce qui ce rapporte au mode de gestion.

    Commençons par le modèle d’affaire. À l’échelle et avec l’ampleur où l’a porté Google, il est un fait qu’offrir un service gratuitement d’abord pour faire de l’argent ensuite, a définitivement été innovateur d’un point de vue du modèle économique (quoi que tous les moteurs de recherche l’avait fait avant lui également, et en terme d’analogie commerciale, donner 3 mois d’abonnement à un service ou distribuer des échantillons gratuits pour encourager l’achat ne date pas d’hier tout de même…).

    En second lieu, reprenons quelques exemples des liens et points d’ancrage entre le modèle d’opération de Google et le milieu universitaire cités par Bernard Girard. Commençons par les fondateurs de la compagnie, Larry Page et Sergey Brin, qui à l’époque de la fondation, étaient des étudiants fraîchement sortis d’un projet de recherche à Stanford, rappelons-le. Il y a aussi l’approche de R&D avec expérimentation constante, où on fait évoluer une version beta perpétuelle auprès des utilisateurs (par opposition à l’univers du développement de produits logiciels où les évolutions sont encore souvent amenées sous forme de lancement de versions).

    Ce qui est fort intéressant à ce titre avec Google, est qu’on tente avant tout de servir au mieux les besoins des utilisateurs et de les observer ensuite attentivement s’approprier le service/la technologie/les fonctionnalités…pour mieux orienter le développement sur ce qui “marche” bien ensuite, soit ce qui est beaucoup utilisé et le plus apprécié par les utilisateurs/beta testeurs. Alors que plus traditionnellement, au niveau des entreprises, au delà du sondage marketing, on observe plutôt un suivi faible des usages et de la satisfaction des usagers après le lancement d’un produit/service.

    C’est comme plus la job plate du soutien technique ou du service à la clientèle, qui le plus souvent, ne sont pas des départements assez en communication avec les autres équipes, de développement notamment. À la place, l’entreprise a tendance à se concentrer plus sur les données du marketing, des ventes, et suivre de près la concurrence et leur calendrier plutôt que l’usager-client dans ses pratiques de consommation…Bref, ce ne sont pas les mêmes mesures qui semblent dominer et déterminer l’agenda de développement dans les deux cas de figure. La caricature est grossière, et il ne faut certainement pas généraliser dans la mesure où les entreprises qui ont du succès, sont nécessairement des entreprises à l’écoute des besoins de leurs clients. Il n’y a pas de miracle dans la vie! 🙂

    En plus du mode R&D de type académique, le principal mode de financement qui est associé à toute la R&D de Google, est rattaché aux universités (cf. l’infrastructure de réseau de business angels pour les finissants aux bonnes idées entrepreneuriales par exemple). Par ailleurs, Bernard Girard nous rappelle qu’à l’interne chez Google, la mobilisation des ressources humaines pour la R&D est hors norme, puisque l’on encourage les employés à consacrer 20% de leur temps de travail à développer des projets qui les intéressent personnellement, sans rapport avec ce qui leur est demandé comme mandat principal. Je peux vous dire que lorsque l’on est chercheur, quel que soit son domaine, on ne se rend pas si loin sans et pour se pencher sur ce qui nous intéresse. Donc au niveau de l’implication, cette stratégie est excellente, mais propre à la recherche ou à tout haut niveau de spécialisation (arts et sciences confondus).

    Enfin, dernier point mais non le moindre, en ce qui concerne le secret le mieux gardé de Google, Bernard Girard nous a rappelé que son algorithme de recherche, est fondé sur le principe d’évaluation par les pairs, soit par le nombre de citations d’un site par les autres internautes, métrique par excellence de la performance en milieu académique via les sacro-saintes publications!

    Donc, en ce qui concerne le mode de fonctionnement de Google, si on récapitule les éléments clés de la gestion de ses opérations présentés par Bernard Girard : conjuguer réflexion et production au travers de série d’essais auprès de consommateurs appelées expérimentations continues – celles-ci s’effectuant auprès de sujets lorsque l’humain est la cible finale du développement…eh bien, franchement, cela correspond tout simplement à faire de la R&D. Et c’est tout simplement (heuh? simplement?…) le modus operandi de tout chercheur ou laboratoire de recherche universitaire (ou industriel d’ailleurs), pour répondre à des questions de recherche appliquée et mener des programmes de R&D le cas échéant. Le lien très fort de Google (et de toute la Sillicon Valley!) avec le milieu universitaire et son mode de fonctionnement, a d’ailleurs été largement souligné par le conférencier.

    Et juste comme ça alors, tant qu’à y être, l’ergonomie cognitive c’est quoi selon vous? De mon point de vue, pour l’avoir étudiée et la pratiquer, c’est précisément la science qui s’assure de concevoir et d’évaluer de façon itérative (lire en mode essais-erreurs continus) tout produit ou service afin de s’adapter au mieux à son utilisateur final.

    Je tire définitivement mon chapeau à Google (et O’Reilly avec son texte de présentation de ce qu’est le Web 2.0!) d’avoir érigé en trademark ou label d’entreprise cette pratique très ergonomique du beta perpétuel, avec évolution itérative, clairement efficace en termes d’objectifs d’efficacité et surtout de qualité (comme ergonome des interfaces, je suis bien placée pour en parler!). Je le remercie aussi sincèrement par la même, d’en faire ressortir toute la pertinence pour toute l’industrie du développement Web et logiciel, en en incarnant l’illustration la plus parfaite. 🙂

    Ceci-dit, cela me gêne un peu, dans le contexte de la conférence du moins, que seuls Google et les so-called “nouveaux” modèles d’affaires puissent se faire ainsi attribuer le mérite innovant de ces concepts d’ingénierie de la qualité en gestion alors qu’ils sont, ma foi, depuis tant d’années à l’oeuvre dans – et le propre de – tout milieu/univers de recherche (académique ou non). Ils sont notamment par ailleurs au coeur de la démarche de conception centrée utilisateurs développée et prônée par la discipline de l’ergonomie cognitive, aussi appelée l’Interaction Homme-Machine ou Personne-Système en informatique…

    En ce qui me concerne personnellement, il est clair que je suis doublement convaincue du bienfondé de cette approche de conception/développement de toute chose – développement de la pensée, aussi bien que d’un projet, d’un produit ou service – car ce minding est doublement nourri chez moi par la combinaison du bagage en ergonomie cognitive et du volet recherche!

    Que Google ait adopté cette approche au niveau de culture d’entreprise très prisée, est certes excellent pour une entreprise à but commercial, soumise aux impératifs d’affaires comme toutes les autres. Cependant, comme je l’ai fait ressortir en citant l’approche académique et l’approche ergonomique, je ne crois pas qu’il soit juste d’affirmer que l’on doive à Google d’avoir été à l’origine de ces bonnes pratiques de gestion, et de constituer par le fait même à cet égard, une “r”-évolution en terme de mode de gestion.

    Examinons maintenant la seconde conférence, et voyons où se situe le sens “révolution” de sa trame sociale?

    • “Bâtir des relations à l’ère du Web social” par Stéphane Gauvin

    Dans une définition large du Web social, Stéphane Gauvin a présenté un spectre assez exhaustif des instances que pouvaient recouvrir le terme “relations” sur le Web. Et selon moi, il a de ce fait astucieusement présenté le paradoxe 2.0 de celles-ci. Je dis ceci pour faire un jeu de mot sur un paradoxe de gestion propre aux modèles d’affaires du Web 2.0. C’est à dire qu’il s’agit en fait de gérer sans tout contrôler, en laissant notamment de la marge de manoeuvre, de l’input aux utilisateurs (comme le contenu généré par les utilisateurs?!), mais sans perdre le gro$ retour du bénéfice de l’input. Mais pour les entreprises, il faut arriver à réussir cela dans un contexte où la paranoïa du big brother is watching you est à son paroxysme, avec la dominance des CRM et les Databases des Facebook et autres sites très prisés de notre monde virtuel. But let’s face it folks, c’est ça la “gra-tui-té”!

    Alors, avec l’intelligence de ne pas se mettre à dos une audience qui se questionne mais est – a priori – encore sous l’effet du buzz 2.0, Stéphane Gauvin a présenté aussi bien des exemples de succès du genre des relations incestueuses qui peuvent exister entre Engadget et Amazon dans le succès du Kindle e-book reader…que l’exemple de Kiva, qui permet véritablement à des individus, ne se connaissant ni d’Ève ni d’Adam, d’utiliser la force incontestable de mise en relation d’Internet, pour arrimer un besoin avec une source d’aide. Micro(credit) but powerful.

    Il est aisé de constater que dans ces deux exemples de relations aux antipodes, l’impact du lien social entre individus qui peuvent avoir une influence sur les autres ou sur ce qui leur arrive, n’est pas du tout géré et initié avec la même motivation. Est-ce que le Web social est social par notre simple participation à celui-ci? Et ce, que l’on se sente (déjà?) ou que l’on soit réellement économiquement exploité ici malgré nous? Ou est-ce dans le lien qui nous unit et la finalité sociale – au sens de bénéfice à la société – que peut se trouver le véritable motif de notre participation au Web? Où se situe la “r”-évolution ici? Qu’est-ce qui est véritablement possible ici en matière de gestion responsable?

    Et si l’on parle ainsi du Web social, qu’en est-il de l’intelligence collective maintenant? Qui la mobilise pour qui?

    • “Comment mobiliser l’intelligence collective” par James Surowiecki

    Je dois dire d’entrée de jeu, que bien que je l’aie appréciée, cette conférence est celle qui m’a le plus déçue en termes d’attentes. Comme toujours, je suis séduite par l’art oratoire du conférencier car on re-connaît ceux qui passent leur temps à en faire et conçoivent cela comme un show (disons franchement que les français ont moins le talent de divertir que les américains, et ce, indépendamment de leur accent et de la qualité respective de leurs contenus…;-).

    Comme souvent c’est le cas aussi après ces journées de conférences, je rentre chez moi, j’y repense et puis finalement je réalise qu’ils nous en apprennent peu comparativement à ce que l’on sait déjà et c’est là je crois que ma déception s’amorce, parce que je sais qu’ils sont payés pas mal plus cher que tout conférencier local – même canadien – pour me faire faire ce constat là…(c’est donc probablement tout simplement une auto-déception dans le fond: celle de constater que nous ayons – encore en 2008 – tant besoin de nous faire valider notre potentiel via l’étranger… en arts…en sciences…)

    Mais pour revenir à la conférence de Surowiecki, je dirais qu’elle m’a déçue aussi parce que c’était celle qui présentait le plus les travers d’une formule “recette”, que j’avais déjà un peu critiquée à propos de la conférence de Chris Anderson en octobre dernier.

    Et donc, pour résumer la recette de la mobilisation de l’intelligence collective, cela prend :

    1) des outils de collecte de données,
    2) de la diversité de perspectives (e.g.; équipe multidisciplinaire) et
    3) une petite dose de désaccord pour susciter le débat et la contre-argumentation…

    …pour arriver enfin à l’étape sublime de la solution équilibrée, multifacettes, et obtenue par consensus de points de vue divergents. Et comme pour toute recette, quand on pose la question de savoir combien d’outils? combien de perspectives? combien de dose de désaccord? La réponse est “not too much diversity is needed” par exemple…Cette sagesse me renverse. Thanks 🙂

    Blague à part, le journaliste du New Yorker nous a présenté tour à tour des cas où 1) des groupes de non-experts avaient en moyenne aussi bien sinon mieux répondu ou prédit des résultats que les experts, puis sur la base de cette démonstration, il nous a ensuite littéralement fourni 2) la liste d’épicerie des éléments ou “ingrédients” pour rendre votre groupe (lire organisation, équipe de travail, etc.) plus “intelligent”, au sens de plus performant dans une prise de décision, ou dans l’atteinte d’un point de vue/évaluation/jugement…qui tienne compte de toutes les facettes d’une situation donnée.

    Mais la question surtout selon moi est de savoir QUI extrait cette intelligence collective? Et dans le processus de mobilisation de l’intelligence collective, quelle part de l’intelligence du mobilisateur injectée de facto dans le décompte de la fameuse intelligence collectée au sein du groupe? Et comment la mesurer? Le travail – même invisible !- n’en apporte pas moins de la valeur, savoir choisir son monde pour bien s’entourer par rapport à ses forces et faiblesses, être leader, donner une direction, à l’échelle d’un groupe de travail comme d’une entreprise, cela vaut quelque chose, car encore une fois, rien n’est gratuit…Depuis toujours, les entreprises ne mettent pas à leur tête n’importe qui non-plus à ce que je sache.

    Même si le titre de son livre “Wisdom of the crowds: How the Many are Smarter than the Few and How Collective Wisdom Shapes Business, Economies, Societies and Nations“, ne semble pas l’indiquer pour mieux attirer en provoquant, je comprends que son auteur considère néanmoins clairement nécessaire d’avoir un leader, un mobilisateur qui sait où il s’en va, et quel objectif est à atteindre par le groupe. Je comprends également que la force d’une collectivité d’intelligences regroupées, quelque soit le “QI” respectif de chaque individu impliqué, permet de passer en revue la masse critique de filtres nécessaires à éviter les gros oublis relatifs à la considération de l’ensemble d’une situation. Je saisis très bien aussi qu’Internet est l’outil de communication par excellence pour permettre l’expression collective ou faciliter la collection de multiples opinions.

    Bref, je comprends bien des points de l’auteur, mais en fin de compte, ce que je repproche un peu aux propos de Surowiecki, est que malgré tout, sa façon de présenter et de parler de l’intelligence de groupe semble amener le tout un peu comme une sagesse qui émane seule et par magie ou presque. Il le mentionne rapidement certes, mais sans assez insister sur l‘élément (invisible!) de coordination, de communication et d’enlignement vers l’objectif commun dans la diversité…un peu comme si le groupe pouvait tout sagement être auto-discipliné si vous appliquez la recette…

    Avez-vous déjà été dans des équipes de travail sans responsable d’équipe? De façon générale, même avec le meilleur coordonnateur/leader, quel projet à succès peut être attribué au travail d’un seul Homme? Prenons le cas d’un site Web d’envergure commerciale normale, juste à titre d’exemple de projet. Pour le mener à terme avec succès, on s’entend que cela prend minimalement l’implication de gens de contenu, d’ergonomie, de design, de développement, d’intégration, et de coordination et gestion de projet…Alors je suis parfaitement d’accord que mettre de l’avant et encourager la diversité d’opinions et d’expertises est définitivement une TRÈS bonne chose et une excellente cause organisationnelle, mais où est l’aspect “r”-évolution de gestion de projet encore une fois ici?

    En conclusion, un peu à la manière de mon travail de réflexion sur le marketing relationnel dont je vous parlais en amorce de ce billet, il s’agit plus de souligner l’importance et l’apport de mettre de l’avant certaines dimensions clés comme la relation client, au delà du débat sur la “nouveauté” du concept ou du paradigme qui est intéressant, et c’est cette ligne de pensée qui a inspiré ce billet, et sa mise en garde critique. Et en bout de ligne, voici ce que je retiens personnellement (de ce que j’ai bien voulu entendre!) dans ces trois conférences…Je reconnais définitivement toute part de subjectivité dans le processus d’écoute quand même! 😉

    Adopter une approche de R&D continue avec beta perpétuel. Et mesurer mesurer mesurer...Gérer sans tout contrôler. Participer socialement dans tous les sens du terme, en gardant présent à l’esprit l’impact et la finalité de sa participation. Diversifier les points de vue pour mieux mobiliser tout ce que les autres peuvent apporter et arriver à une solution nourrie par cette combinaison de sagesse.

    Et je retiens TOUT TOUT TOUT, parce que c’est vraiment bon de se faire régulièrement rappeler des essentiels. En effet, tout cela est absolument à mettre en place ou à faire mais, malheureusement, n’est pas “gratuit”. Souvent, par simple manque de temps ou de budget tout simplement, l’entreprise n’a pas toujours les moyens d’appliquer ces bons principes de gestion, et elle peut même finir par oublier que l’économie en amont, se repaye de toute façon quelque part en aval, en terme de qualité…

    Donc,

    en partant de :
    l’appréciation sincère, et du constat clair et net de l’importance de mettre de l’avant tous les points saillants de ces “nouveaux” modèles d’affaires,

    à aller jusqu’à :
    sentir de manière véritable, que le peu que je savais en gestion à date, a été profondément “r”-évolutionné par ce qui m’a été présenté le 27 février 2008…

    Non.

    Après cette réflexion – même à retardement! – j’avoue sincèrement que je suis pas mal certaine de ne pas être tout à fait convaincue d’une révolution de la gestion par ces nouveaux modèles d’affaires…

    …et vous?

    N.B. : Je remercie la Chaire de commerce électronique RBC Groupe Financier (HEC Montréal) de m’avoir permis d’assister à cette conférence.

    7 / 02 / 2008Réseaux sociaux : À la recherche du buzzmeter


    La journée Infopresse sur les Réseaux sociaux commanditée par Revolver 3 (ce clin d’oeil publicitaire s’adresse à nouveau papa Stéphane Dumont dans mon cours de marketing électronique à HEC ;-), s’est avérée rafraîchissante aujourd’hui. On se serait cru il y a dix ans alors que tout le monde était fébrile à se demander comment se positionner par rapport au « phénomène » Internet…à chaque étape d’évolution son phénomène…;-)

    La journée avait regroupé un beau bouquet de spécialistes des réseaux sociaux, provenant autant de la “scène” locale (par exemple, Mitch Joël de Twist Image, Sébastien Provencher de Praized Media et Guillaume Boucher de NVI pour ne citer qu’eux) que de la scène moins locale (Ignacio Oreamuno de Ihaveanidea et Rick Murray Président de me2revolution/Edelman). Néanmoins, ces experts sont demeurés prudents dans leurs déclarations et n’ont pas cessé de mettre l’emphase sur des termes relevant plus de l’exploration que des meilleures pratiques, tels que “corde raide”, “expérimentation”, “trial and error”, “risk”, “faith-based initiatives”, “Wild west”, “New frontier”, etc. Bref, “c’est une année d’apprentissage avec les réseaux sociaux” pour reprendre les mots de Martin Aubut de Canoë, et j’ajouterais que ce n’est certainement pas la dernière!

    Je ne reprendrai pas ici les éléments de base souvent couverts à propos des réseaux sociaux tels que les types de réseaux existants (ex. : réseaux de masse ou hybrides), de contacts (ex. amis ou “followers”), d’acteurs (ex. : contributeurs ou spectateurs), de fonctionnalités (ex. : pour ajouter du contenu ou de la valeur par sélection),…qui ont été très clairement explicités par Jean-François Renaud d’Adviso dans sa présentation d’ouverture, et qui a très bien lancé la journée de ce fait.

    Dans les lignes qui suivent, j’aimerais plutôt partager avec vous les tendances ou buzzwords de la journée qui ont attiré mon attention, soit pour leur importance ou leur nouveauté à mes yeux.

    Exit les campagnes de marketing, nous sommes à l’ère des conversations

    Le marketing repose traditionnellement sur des campagnes publicitaires et promotionnelles s’étalant sur des périodes bien définies dans le temps, avec un début et une fin, et relativement brèves. Cependant, le marketing classique est “malvenu” et ne “marche pas” dans les réseaux sociaux, car leurs communautés de membres les considèrent avant tout comme étant leurs espaces “à eux”.

    Désormais, pour rejoindre ces consommateurs, il faut créer et joindre leurs conversations. Comme l’indique le terme conversation, cela se doit d’être un échange réciproque, “a two-way process”. Il faut offrir quelque chose de valeur (du genre informatif, utile, intéressant et surtout “entertainant”) aux internautes et avoir foi qu’il y aura retour d’une façon ou d’une autre, à commencer par une activité volontaire de partage, de recommandation, de mise en valeur, etc., en gage de reconnaissance de la valeur de ce qui leur a été donné gratuitement. L’effet viral tant espéré des marketers est le résultat de la démultiplication intense et spontanée de cette activité.

    Pour réussir ces conversations, on nous explique qu’il faut savoir écouter, partager les intérêts et la culture, s’engager sincèrement, et appartenir aux groupes ciblés. Pour illustrer ce changement, la métaphore visuelle retenue par Mitch Joël, a été de présenter une diapo d’une immense vague océanique, suivie de l’arrivée d’une goutte dans l’eau formant des anneaux d’ondes autour de son centre.

    Il est clair que ces principes sont plus faciles à dire et imager qu’à faire, pour reprendre une expression courante. Bien que plusieurs exemples de succès marketing des réseaux sociaux aient été présentés durant cette journée de conférence, on ne se cachera pas que les instances sont encore peu nombreuses (cadeau gratuit du “Axe devil duck” sur Facebook, Wal-mart “Roommate Style Match” – groupe sur Facebook, la plateforme de communautées de Nike + i-Pod, Bounty fishing,…souvent répétées par les différentes conférenciers), et tournent encore principalement autour des quatre grands joueurs que sont MySpace, Facebook, Twitter et Bebo. Pourtant, il a été souligné qu’il existe plus de soixante réseaux sociaux (selon la définition qu’on en a), et que comme marketer, il faut bien choisir “the right one”, soit le réseau approprié au besoin particulier de la marque, du produit ou du client.

    L’engouement pour les réseaux sociaux: Un hype, certes, mais plus réaliste que cela n’a déjà été le cas avec les “phénomènes” précédents qui ont jalonné la vie et l’histoire d’Internet

    Je soulignerais enfin qu’alors que l’on est encore au début du hype suscité par les réseaux sociaux, j’ai été frappée par un fort degré de réalisme général qui se dégageait des conférenciers. Ainsi de nombreuses mises en garde ont été évoquées. La nouvelle donne qu’imposent les réseaux sociaux n’est pas qu’un changement d’outil ou de technologie, cela exige un changement radical de mindset qui consiste à commencer par penser le processus de communication comme le ferait l’éditeur d’un quotidien. Aucun contenu ne se doit nécessairement d’être très approfondi ni long à créer, rien n’a à être parfait ni besoin d’être fini – même que plus cela a l’air “amateur”, plus cela a l’air authentique…mais il faut avoir quelque chose, une histoire à raconter à chaque jour : “from campaign-based to day-to-day strategy”.

    Donc le contenu demeure roi, c’est toujours la devise de la “nouvelle économie”, et la clé de voute du succès lorsqu’il est à temps, à propos, et significatif pour soi. Cependant, l’expertise éditoriale pour faire générer ce type de contenu afin de rejoindre des audiences de plus en plus ciblées (i.e.; niches), ne se développe pas en criant ciseaux, il faut appartenir à sa culture d’origine, il faut avoir une passion sincère et authentique pour quelque chose, et ce genre de connaissance de l’intérieur prend du temps à développer, et à maîtriser.

    Il faut donc prévoir des ressources humaines (et notamment inclure des nouveaux métiers comme des spécialistes de réseaux appelés seeders qui sèment les graines dans les réseaux…) et des budgets…! Les rares tentatives d’évoquer des “chiffres” ont révélé des fourchettes de l’ordre du 15-30K pour toute initiative marketing dans les réseaux sociaux. Ignacio Oreamuno de Ihaveanidea a même lancé à l’audience pour la provoquer : « GO BIG or go home ». Enfin, Rick Murray de Edelman a même mentionné le développement de nouvelles métriques de performance pour Facebook tel que le ROI pour Return on Involvement (ce qui, selon moi, est le genre de mesures qui séduisent a priori, mais se traduisent difficilement en données comptables…).

    Bref, dans la recherche du buzzmeter pour les entreprises, tout est encore à définir mais les grandes lignes que l’on peut retenir pour elles sont qu’il faut essayer, commencer petit, viser long terme, être authentique dans sa démarche, et multiplier les actions pour être un peu partout à la fois chaque jour…et surveiller l’impact dans la blogosphère avec les gros blogues du domaine visés, Technorati, les Digg et YouTube…rien de plus facile, right? 😉

    Je remercie Sylvain Sénécal et la Chaire de commerce électronique RBC Groupe Financier de m’avoir permis d’assister à cette journée Infopresse.

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    Mise à jour du billet
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  • Excellente synthèse de la journée par Muriel Ide sur le Blogue Marketing Interactif de l’Association Marketing de Montréal, avec en prime, des notes détaillées sur la conférence d’ouvertue de Jean-François Renaud d’Adviso Conseil. Ce dernier a d’ailleurs mis en commentaire le lien vers quelques photos de la journée.
  • Ce qui a été présenté par Geoffroi Garon durant le panel, est en ligne sur son blogue Biotope.
  • Claude Malaison y est allé de deux billets sur une journée tout ce qu’il y a de plus sociale, avec un bel accent sur les exemples cités par les différents conférenciers, captures d’écran à l’appui.
  • 220-802 050-SEPROAUTH-02 M70-101 70-458 70-462 100-101 640-554 700-505 70-457 70-460 C2150-197 EX0-001 070-243 70-466 C_THR12_66 C4040-225 1Z0-061 70-331 EX300 1Z0-060 MB2-701 70-467 EX200 M70-301 70-489 C2180-278 MB7-702 MB2-702 70-487 70-243 70-414 70-466 200-120 MB2-703 070-462 70-462 70-461 9L0-012 C_BODI_20 PRINCE2 1Z0-851 70-432 1Y0-253 070-496 100-101 648-244 070-668 C4040-252 650-752 70-642 HP0-Y50 E20-385 500-285 70-410 70-461 70-462 70-483 EX300 070-461 MB2-702 MB7-702 220-802 400-101 646-206 700-501 70-480 C4040-108 MB2-701 70-412 70-466 200-120 C4040-225 1Z0-061 70-347 C4090-452 MB2-703 400-101 70-410 70-417 70-463 70-488 70-462 C2090-303 C2090-614 70-461 70-486 70-411 400-101 646-206 300-206 70-243 74-325 C2020-622 Windows 7 key Windows 8 key Office 2013 microsoft office 2010 cheap Windows 7 key Office 2007 key Office 2010 key Office 2008 key Windows 7 Windows 8 Office 2013 microsoft office 2010 cheap Windows 7 key microsoft Office 2007 key microsoft Office 2010 key windows 7 key windows 8 key Office 2013 key windows 81 key microsoft 2010 key office 2010 office 2007 key buy windows 7 key cheap windows 7 key dowload office 2010 key cheap windows xp key cheap windows 2008 buy microsoft 7 key windows 2011 key windows 2011 adobe photoshop key rolex replica watch swiss replica watches replica watches for men replica watches Rolex replica watches rolex swiss replica watch top rolex replica swiss rolex replica watches cheap replica omega rolex replica watches latest replica omega watches replica omega watches 70-432 1Y0-253 070-496 100-101 648-244 070-668 C4040-252 650-752 70-642 HP0-Y50 E20-385 500-285 70-410 70-461 220-801 220-802 N10-005 SY0-301 000-221 00-780 N0-101 1z0-051 C4090-450 C4120-783 EX200 MB2-700 MB3-700 MB6-869 OG0-093 VCP-510 VCP550 70-486 70-418 400-101 70-410 050-SEPROAUTH-02 200-120 MB2-703 070-462 1Z0-554 1Z0-567 200-001 250-310 250-371 640-878 70-461 70-462 200-120 70-488 MB2-703 70-410 70-461 70-480 70-532 200-120 MB2-703 070-462 70-462 70-461 070-410 JN0-102 70-411 C_TADM51_731 C4090-958 70-483 EX300 070-461 MB2-702 MB7-702 220-802 MB2-703 70-411 MB5-705 C_TADM51_731 70-346 70-486 70-347 70-480 70-483 70-412 70-463 MB2-700 70-417 C_TAW12_731 400-101 MB2-702 70-487 400-101 646-206 700-501 70-480 C4040-108 MB2-701 070-411 100-101 640-554 700-505 70-457 70-460 C2150-197 EX0-001 070-243 70-466 700-501 050-SEPROAUTH-02 M70-101 70-458 CCD-410 70-341 70-464 70-680 74-335 350-018 C_TFIN52_66 70-243 VCP-550 70-414 70-466 100-101 JN0-102 VCP550 640-554 70-331 EX300 1Z0-060 MB2-701 70-467 EX200 350-001 700-505 640-911 M70-301 70-489 400-101 70-410 050-SEPROAUTH-02 200-120 MB2-703 070-462 70-462 70-461 070-410 JN0-102 70-411 CCD-410 70-341 70-464 70-680 74-335 M70-201 117-101 810-420 C2180-276 C4040-221 1Z0-599 350-029 820-421 C_THR12_66 117-102 70-342 MB5-705 C_TADM51_731 70-346 70-486 70-347 70-480 70-483 70-412 70-463 MB2-700 70-417 70-480 C4040-108 MB2-701 070-411 100-101 640-554 700-505 70-457 70-460 C2150-197 EX0-001 070-243 70-466 C_THR12_66 C4040-225 1Z0-061 70-347 C4090-452 VCP-550 070-177